Yémen : le général Oussama al-Radfani, haut commandant des forces gouvernementales, assassiné

Yémen : le général Oussama al-Radfani, haut commandant des forces gouvernementales, assassiné

Les forces du « Bouclier de la Nation », affiliées au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, ont annoncé, samedi, la mort du général de brigade Oussama al-Radfani, commandant de la 4ᵉ brigade, tué dans une attaque ciblée survenue dans la région d’Al-Abr, dans la province orientale de Hadramaout.

Dans un communiqué publié sur son compte officiel sur le réseau social X, les forces du « Bouclier de la Nation » ont indiqué que le général al-Radfani et plusieurs de ses gardes du corps ont été pris pour cible dans ce qu’elles qualifient d’« assassinat ». L’organisation n’a toutefois fourni aucun détail sur les circonstances exactes de l’attaque, le mode opératoire utilisé ou le nombre de victimes parmi les militaires qui accompagnaient le haut gradé.

Le communiqué condamne fermement cette attaque, qualifiée de « lâche », estimant qu’elle vise à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays. Les responsables des forces ont appelé les autorités compétentes à ouvrir une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs, de les traduire en justice et de garantir le respect de l’État de droit.

À ce stade, aucune organisation n’a revendiqué l’attaque, et les autorités yéménites n’ont annoncé aucune arrestation. L’absence de revendication laisse planer le doute sur les motivations et les auteurs de cet assassinat, alors que plusieurs groupes armés opèrent dans différentes régions du Yémen.

Selon les médias locaux, le général de brigade Oussama al-Radfani était considéré comme l’un des principaux responsables militaires du « Bouclier de la Nation ». À la tête de la 4ᵉ brigade, il jouait un rôle important dans les opérations de sécurisation menées dans les zones contrôlées par le gouvernement yéménite, notamment dans l’est et le sud du pays.

Créées officiellement le 29 janvier 2023 par décret du président du Conseil présidentiel de direction du Yémen, les forces du « Bouclier de la Nation » constituent une formation militaire soutenue par l’Arabie saoudite et affiliée au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale. Directement rattachées au Conseil présidentiel, elles ont été mises en place pour renforcer les capacités des forces gouvernementales face aux rebelles houthis, sécuriser les territoires sous contrôle de l’exécutif et protéger les infrastructures stratégiques. Déployées principalement dans le sud et l’est du pays, elles sont devenues l’une des principales composantes de l’appareil sécuritaire yéménite.
La province de Hadramaout, la plus vaste du Yémen, est généralement considérée comme plus stable que d’autres régions du pays. Toutefois, elle demeure confrontée à des défis sécuritaires persistants, notamment des attaques ciblées contre des responsables militaires et des membres des forces de sécurité, ainsi qu’à la présence de groupes extrémistes profitant de la fragilité des institutions.
Cet assassinat intervient dans un contexte de tensions persistantes au Yémen, où le conflit opposant les rebelles houthis aux forces gouvernementales, malgré une relative baisse de l’intensité des combats sur certains fronts, continue d’alimenter l’instabilité politique et sécuritaire. Les assassinats ciblés de responsables militaires demeurent un défi majeur pour les autorités, qui peinent à rétablir durablement la sécurité dans plusieurs provinces du pays.

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