Pétrole : le Brent et le WTI se dirigent vers une baisse hebdomadaire malgré les tensions avec l’Iran

Pétrole : le Brent et le WTI se dirigent vers une baisse hebdomadaire malgré les tensions avec l’Iran

Les cours du pétrole reculent vendredi et s’apprêtent à mettre fin à deux semaines consécutives de hausse. La persistance des tensions entre Washington et Téhéran ne suffit pas à soutenir durablement les prix, alors que les marchés restent attentifs à l’évolution des perspectives diplomatiques et géopolitiques.

Les prix du pétrole sont repartis à la baisse vendredi, après avoir progressé lors de la séance précédente. À 00h35 GMT, le contrat à terme sur le Brent cédait 25 cents, soit 0,3 %, à 89,45 dollars le baril. Le West Texas Intermediate (WTI) reculait de 22 cents, également 0,3 %, à 83,31 dollars.

Sur l’ensemble de la semaine, les deux références mondiales sont toutefois orientées à la baisse. Le Brent devrait enregistrer un repli d’environ 5,3 %, tandis que le WTI s’achemine vers une baisse de 4,3 %, mettant ainsi fin à leur série de deux semaines de progression.

La situation entre Washington et Téhéran continue de peser sur les marchés. Selon des sources citées par le Wall Street Journal, l’administration américaine aurait répété aux médiateurs qu’elle ne souhaitait pas revenir aux termes de l’accord conclu en juin, compliquant ainsi les efforts visant à relancer les discussions avec l’Iran.

Washington a par ailleurs déclaré jeudi ne pas mener actuellement de négociations directes avec Téhéran, malgré les initiatives diplomatiques engagées par plusieurs pays pour tenter de rapprocher les deux parties.

Cette absence de progrès intervient quelques jours après l’annonce par les États-Unis de nouvelles sanctions contre l’Iran, présentées par Washington comme les « sanctions les plus sévères de l’histoire ». Téhéran les a dénoncées comme un acte « inhumain et hostile », estimant qu’elles avaient perdu leur efficacité.

Les marchés pétroliers restent également sensibles à l’évolution des tensions entre la Russie et les pays occidentaux. Moscou a menacé de cibler des installations militaires britanniques en Ukraine et au-delà, en représailles aux frappes ukrainiennes menées avec des missiles de longue portée fournis par Londres.

Le président américain Donald Trump a toutefois assuré que son homologue russe Vladimir Poutine n’attaquerait pas un pays membre de l’OTAN. Il a également relativisé les informations selon lesquelles le directeur de la CIA, John Ratcliffe, aurait averti cette semaine des responsables russes des conséquences d’une éventuelle attaque contre un membre de l’Alliance.

Dans ce contexte, les cours du pétrole restent tiraillés entre les risques géopolitiques, les incertitudes autour de l’Iran et les anticipations des investisseurs concernant l’offre mondiale.

Partager :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *