FAF : Zetchi et Amara condamnés à huit ans de prison ferme, le football algérien rattrapé par le scandale
La justice algérienne a prononcé de lourdes peines contre plusieurs anciens dirigeants de la Fédération algérienne de football (FAF), au terme d’une affaire portant sur des soupçons de mauvaise gestion financière et administrative. Kheïreddine Zetchi et Charaf-Eddine Amara, deux anciens présidents de l’instance fédérale, ont été condamnés à huit ans de prison ferme chacun, tandis que Djahid Zefizef a écopé de six ans. Un verdict qui place une nouvelle fois la gouvernance du football algérien sous le feu des projecteurs et soulève des questions sur les mécanismes de contrôle au sein de l’institution.
Le Pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, a rendu son verdict le mardi 27 octobre 2026 dans ce dossier impliquant dix-neuf accusés. Les sanctions prononcées touchent plusieurs figures qui ont occupé des postes de premier plan à la tête de la FAF, donnant à cette affaire une portée particulière dans un football national régulièrement confronté aux débats sur sa gestion et son fonctionnement.
Kheïreddine Zetchi et Charaf-Eddine Amara ont chacun été condamnés à huit années de prison ferme, assorties d’une amende d’un million de dinars. Leur successeur, Djahid Zefizef, a écopé de six ans de prison ferme et d’une amende du même montant. Les poursuites portaient notamment sur des irrégularités présumées dans la gestion financière et administrative de la fédération, ainsi que sur des contrats conclus durant les mandats concernés.
La décision judiciaire ne s’est pas limitée aux anciens présidents. Mohamed Saad et Mounir D’bichi, qui ont tous deux exercé les fonctions de secrétaire général, ainsi qu’Abdelghani Nekkach, ancien directeur de l’administration et des finances, ont été condamnés à trois ans de prison ferme et à un million de dinars d’amende chacun. Amine Labdi, ancien manager général, a également écopé de trois ans de prison ferme. D’anciens membres du bureau fédéral ont, pour leur part, reçu des peines allant d’un à deux ans de prison.
Reste désormais à mesurer les conséquences de cette affaire sur l’image de la FAF et sur la crédibilité de ses mécanismes de gestion. La sanction judiciaire constitue une étape importante dans le traitement du dossier, mais elle ne règle pas, à elle seule, les questions de fond relatives à la transparence des contrats, au suivi des dépenses et à la prévention des irrégularités. Pour le football algérien, l’enjeu dépasse ainsi le sort des anciens dirigeants condamnés : il concerne la capacité de ses institutions à instaurer durablement des règles de contrôle plus rigoureuses et à restaurer la confiance.
