Prix du pétrole : nette flambée des cours après les menaces américaines contre l’Iran

Prix du pétrole : nette flambée des cours après les menaces américaines contre l’Iran

Mardi 13 janvier 2026 Les marchés pétroliers ont connu une hausse marquée ce mardi 13 janvier 2026, sous l’effet d’un regain brutal de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ravivées par une déclaration fracassante du président américain Donald Trump. Alors que les cours du brut évoluaient jusqu’ici dans un contexte globalement baissier hérité de l’année 2025, l’annonce américaine a suffi à inverser la tendance et à injecter une prime de risque significative dans les prix.

Sur la période récente, le Brent affichait pourtant une relative faiblesse, avec une moyenne avoisinant 61,55 dollars le baril, bien en deçà de sa moyenne annuelle de 2025 estimée à 69,10 dollars. Mais cette accalmie a volé en éclats après la sortie du président américain, qui a déclaré lundi soir sur son réseau Truth Social que tout pays commerçant avec l’Iran serait désormais soumis à des droits de douane de 25 % imposés par les États-Unis, avec effet immédiat.

Cette menace vise clairement la Chine, principal acheteur du pétrole iranien, qui importait à l’automne dernier environ 1,8 million de barils par jour, soit près de 2 % de l’offre mondiale. Une éventuelle interruption des importations chinoises équivaudrait, de fait, à un embargo indirect sur le pétrole iranien, réduisant sensiblement l’offre disponible sur les marchés internationaux et alimentant les craintes d’un resserrement rapide.

Les premières réactions ne se sont pas fait attendre. Vers 10h10 GMT (11h10 à Paris), les cours affichaient déjà une nette progression. Le Brent pour livraison en mars grimpait de 1,60 %, atteignant 64,89 dollars le baril, tandis que le WTI américain (livraison février) gagnait 1,85 % pour s’établir à 60,60 dollars. Au fil de la séance, plusieurs sources de marché ont confirmé cette dynamique haussière, le Brent oscillant entre 64,15 et 65,07 dollars, selon les points de cotation, avec des gains allant de +0,4 % à +1,32 %. De son côté, le WTI a repassé durablement le seuil psychologique des 60 dollars, certains contrats atteignant même 61,15 dollars en fin de journée.

Selon plusieurs analystes, cette envolée s’explique par l’intégration immédiate d’une prime de risque géopolitique estimée entre 3 et 4 dollars par baril, venant compenser les inquiétudes qui dominaient encore récemment concernant un éventuel surplus d’offre mondiale. Les investisseurs restent toutefois prudents : à ce stade, aucun document officiel de la Maison Blanche ne vient confirmer la mise en œuvre concrète de ces droits de douane, et les marchés s’interrogent sur la capacité réelle de Washington à contraindre Pékin sans provoquer une nouvelle escalade des tensions commerciales sino-américaines.

Dans ce contexte incertain, le pétrole demeure hautement volatil en ce début d’année 2026. Si la tendance de fond reste marquée par un héritage baissier lié à 2025, le court terme affiche désormais un biais clairement haussier, largement conditionné par l’évolution du dossier iranien et par la crédibilité des menaces américaines.

Les investisseurs continueront de surveiller de près les développements politiques et diplomatiques dans les jours à venir, conscients que la moindre déclaration ou décision concrète pourrait provoquer de nouveaux mouvements brusques sur les marchés pétroliers mondiaux.

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