Scoop : Pour éviter la colère de Trump, la « deep state » algérienne veut se débarrasser du général Chengriha

Scoop : Pour éviter la colère de Trump, la « deep state » algérienne veut se débarrasser du général Chengriha

Depuis l’arrestation par Donald Trump du président vénézuélien Nicolás Maduro, principal allié des généraux algériens, la junte militaire vit dans la peur permanente de représailles américaines. La politique du chef d’état-major Saïd Chengriha a réussi l’exploit de dresser contre lui aussi bien les adversaires que les anciens partenaires : de la France à la Russie en passant par les monarchies du Golfe, plus personne ne semble prêt à le soutenir.

Le pouvoir des généraux vacille sur un volcan prêt à entrer en éruption. En piétinant systématiquement les droits fondamentaux des Algériens pour mieux se livrer au pillage organisé des richesses nationales, le clan au pouvoir a creusé sa propre tombe. La corruption gangrène tous les rouages de l’État et tous les secteurs stratégiques, plongeant le pays dans une crise profonde dont l’issue reste incertaine. Des années de répression, d’arbitraire et d’humiliation accumulées, combinées à la guerre fratricide pour le contrôle des rentes pétrolières et gazières, laissent présager des lendemains explosifs. Ce sont toujours les plus modestes qui paieront le prix le plus lourd.

Ces derniers jours, la tension est devenue palpable. L’Algérie bouillonne. Les généraux semblent coincés dans une impasse inextricable : des décennies de contentieux non résolus avec les voisins, une armée obsédée par le pillage des ressources nationales plutôt que par la défense du pays, des politiques aventuristes qui n’ont fait qu’attiser la colère populaire. Les manifestations et les protestations quotidiennes, nourries par l’exaspération des files d’attente interminables, témoignent d’un ras-le-bol généralisé.

Le régime, sourd aux revendications légitimes de la population, récolte aujourd’hui les fruits amers de sa politique. Il se retrouve face à une escalade qu’il a lui-même contribué à fabriquer, sans mesurer le risque d’une tempête capable de tout emporter sur son passage.

Les généraux n’avaient sans doute jamais imaginé sombrer dans une telle spirale. Les frustrations accumulées depuis des années grossissent comme une boule de neige incontrôlable et menacent aujourd’hui la stabilité sociale du pays. Le peuple, écrasé par la répression et privé de justice sociale, assiste impuissant au spectacle d’un pouvoir qui déroule le tapis rouge à la corruption au lieu de répondre à ses besoins élémentaires.

Les chiffres sont éloquents : plus de 80 % des familles algériennes sont épuisées par les queues quotidiennes ; plus de 42 % ont vidé leurs économies ces cinq dernières années ; certains ont dû s’endetter pour survivre au jour le jour. Près de 98 % des Algériens jugent désormais impossible l’achat de biens durables face à l’envolée généralisée des prix.

La corruption, marqueur constant des différents gouvernements depuis l’indépendance, a atteint des sommets sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, surnommé par beaucoup « le chien des généraux ». Les luttes de clans au sein de l’appareil militaire font rage. Des sources médiatiques internationales évoquent des complots ourdis dans l’ombre pour fragiliser les piliers du régime et préparer l’après-Chengriha. Le général, très discret ces derniers mois, est réapparu récemment, visiblement affaibli par la maladie et par l’intensité des luttes intestines.

Derrière ces affrontements pour le contrôle des ressources se profilent les grandes puissances traditionnelles : la France et la Russie, qui depuis des décennies tissent leur toile grâce à une politique de chantage et à la détention de dossiers compromettants sur les principaux acteurs du pouvoir algérien. Tout mouvement hostile à leur encontre reste donc hypothéqué.

Aujourd’hui, une grande partie des observateurs attend la disparition de Saïd Chengriha comme le moment possible d’une sortie de l’isolement pour l’Algérie. Mais à quel prix ? Et pour quel avenir ? Le pays retient son souffle.

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