Algérie : Le front social en ébullition, l’opposition exige la libération des détenus
Le climat politique s’est brusquement tendu ce week-end (22-24 février 2026) à travers le pays. Entre appels à la libération des prisonniers d’opinion et critiques acerbes contre les nouvelles réformes législatives, l’opposition durcit le ton et place le gouvernement sous une pression médiatique intense.
Une nouvelle dynamique de contestation secoue la scène nationale depuis 48 heures. Plusieurs figures politiques et collectifs de la société civile ont multiplié les interventions pour exiger la libération « immédiate » des détenus d’opinion, faisant de ce dossier un préalable à tout dialogue futur. Ce regain de tension intervient dans un timing particulièrement sensible, marqué par des débats houleux au Parlement autour de la nouvelle loi organique sur les partis politiques.
Présenté par le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, ce texte est censé « relancer le militantisme partisan » et moderniser la vie politique. Cependant, pour une large partie de l’opposition, le contraste est saisissant : ils dénoncent un décalage entre les promesses de réforme démocratique et la réalité du terrain, marquée par une surveillance accrue et des restrictions sur les libertés individuelles.
Sur les réseaux sociaux, l’agitation est à son comble. Les publications dénonçant le « verrouillage politique » et réclamant un climat apaisé avant les prochaines échéances électorales accumulent des milliers de partages, transformant cette fronde interne en une polémique nationale incendiaire. Alors que le pouvoir défend une approche de stabilité et de légalité, l’opposition prévient que le durcissement du ton n’est que la première étape d’un mouvement de protestation plus large si aucun geste d’apaisement concret n’est consenti.
