Pétrole : e les cours hésitent fortement, suspendus aux déclarations de Trump et à l’évolution de la guerre au Moyen-Orient

Pétrole : e les cours hésitent fortement, suspendus aux déclarations de Trump et à l’évolution de la guerre au Moyen-Orient

Londres, 31 mars 2026 — Les cours du pétrole se montrent exceptionnellement volatils ce mardi, oscillant entre hausses spectaculaires et stagnation selon les échéances. Les investisseurs restent sur le qui-vive, suspendus aux déclarations contradictoires de Donald Trump et à l’évolution incertaine du conflit au Moyen-Orient, qui entre dans son deuxième mois sans issue claire.

Vers 14h40 GMT, le baril de Brent pour livraison en mai enregistrait une hausse notable de plus de 5 %, atteignant 118,90 dollars. Cette flambée reflète un afflux massif d’achats sur les contrats à court terme, les opérateurs privilégiant les cargaisons immédiates dans un contexte de craintes persistantes concernant l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz. Le contrat de juin, qui deviendra la référence principale dès mercredi et concentre la majorité des volumes, reculait légèrement à 107,37 dollars, créant un écart spectaculaire de plus de 10 dollars entre les deux échéances.

La volatilité extrême est alimentée par les signaux contradictoires émis par la Maison Blanche. Mardi, Donald Trump a affirmé que les États-Unis « ne seraient plus là pour aider » les nations dépendantes du détroit d’Ormuz, laissant planer la menace d’un rationnement forcé. Cependant, selon le Wall Street Journal, le président aurait également envisagé auprès de ses conseillers de mettre fin à la campagne militaire contre l’Iran pour privilégier une approche diplomatique.

Ces oscillations entre menace et compromis accentuent l’incertitude, amplifiant la nervosité des opérateurs. Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, estime : « Le marché franchit un cap. Les réserves qui semblaient suffisantes vont probablement devoir être rationnalisées, et la panique pourrait se propager aux contrats de l’été. »

Les répercussions sur les consommateurs se font sentir immédiatement. Aux États-Unis, le prix de l’essence dépasse désormais les 4 dollars le gallon, un niveau inédit depuis près de quatre ans. En Europe, plus dépendante des approvisionnements du Golfe, la pression sur les carburants et sur l’inflation devrait s’intensifier dans les semaines à venir.

Le pétrole reste cher et hypersensible à la géopolitique. Une avancée diplomatique crédible pourrait entraîner une correction rapide des prix, tandis qu’une escalade militaire ou un blocage prolongé du détroit d’Ormuz pourrait propulser les cours vers de nouveaux sommets historiques. Le marché est désormais suspendu à la combinaison de décisions politiques américaines et à la dynamique du conflit au Moyen-Orient, illustrant à quel point la stabilité énergétique mondiale demeure fragile et étroitement liée aux aléas géopolitiques.

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