La nouvelle capitulation des généraux : le peuple algérien bradé contre des visas pour l’élite du régime

La nouvelle capitulation des généraux : le peuple algérien bradé contre des visas pour l’élite du régime

Dans un énième épisode de soumission et de trahison envers l’extérieur, le pouvoir des généraux à Alger vient de signer une transaction honteuse qui soulève le dégoût le plus profond. Le citoyen ordinaire, déjà écrasé par la misère et le désespoir, est transformé en simple marchandise dans un sordide marché politique. En échange de privilèges personnels étroits qui permettent aux dirigeants et à leur entourage de circuler librement dans les capitales européennes, le régime accepte de reprendre les Algériens expulsés d’Europe, y compris ceux qualifiés de criminels ou de fauteurs de troubles.

Les informations concordantes font état d’accords conclus récemment avec la Belgique, signés le 31 mars 2026 à Bruxelles par le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf, la ministre belge de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt et le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot. Ces textes lient étroitement deux volets : l’un accélère la réadmission des Algériens en situation irrégulière, avec identification en quinze jours seulement, prolongation des laissez-passer à trente jours, retours groupés et escortes algériennes ; l’autre accorde une exemption de visa Schengen pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service. Des négociations similaires et des partenariats énergétiques anciens avec l’Italie, via Sonatrach et Eni, renforcent ce schéma de troc permanent où le gaz algérien alimente les besoins européens à des conditions favorables.

Le cynisme atteint son paroxysme. Tandis que le peuple algérien endure l’inflation galopante, la pauvreté croissante et le chômage massif, les richesses nationales – ce gaz tant vanté – sont cédées à bas prix pour éclairer et chauffer les foyers du Nord. En contrepartie, Bruxelles et Rome obtiennent le renvoi des harraga, ces jeunes qui ont risqué leur vie sur des embarcations de fortune pour fuir l’enfer créé par ce même régime. Le message est clair : nous vous livrons notre gaz à prix dérisoire, nous reprenons vos indésirables, et vous nous ouvrez grand les portes des aéroports, des palaces et des cliniques européennes sans file d’attente ni contrôle humiliant.

Ce n’est pas une simple coopération administrative. C’est une reddition totale de la souveraineté. Les généraux qui fanfaronnent devant un peuple désarmé se montrent dociles comme des agneaux face aux anciennes puissances coloniales et au courant droitier européen. Ils sacrifient le gaz, la jeunesse et la dignité nationale pour un simple tampon sur un passeport diplomatique. La rhétorique creuse sur la souveraineté et la fierté nationale s’effondre brutalement. Le régime se transforme en vulgaire agent de reconduite à la frontière, au service des politiques migratoires restrictives de l’Europe.

Le drame est d’autant plus révoltant que ces harraga fuient précisément le désastre économique, social et politique fabriqué par des décennies de gouvernance autoritaire et corrompue. Au lieu de protéger ses enfants, le pouvoir les renvoie comme des colis encombrants pour acheter le silence et les faveurs des capitales étrangères. Les thésards du régime, eux, jouiront librement des villes européennes pendant que le pays reste une vaste prison où s’entassent les laissés-pour-compte.

Cette mascarade révèle l’unique projet des généraux : s’accrocher au pouvoir coûte que coûte et se ménager une porte de sortie dorée vers l’étranger. Peu importe le prix : vente du gaz à vil prix, transformation de l’Algérie en dépotoir pour les expulsés d’Europe, et abandon de toute dignité nationale. Le mépris affiché envers le citoyen ordinaire est total : il ne vaut rien dans leurs calculs, ses souffrances servent seulement à monnayer le confort de l’élite.

L’heure viendra où ce peuple, trahi et humilié, demandera des comptes à ceux qui ont bradé son avenir et sa fierté contre des visas et des séjours de luxe. Le régime des généraux ne fait que creuser sa propre tombe en prouvant chaque jour qu’il n’a d’autre ambition que sa survie et son enrichissement personnel, quitte à vendre l’Algérie par morceaux. Le déshonneur retombe sur tous ceux qui ont osé troquer les douleurs de la jeunesse et les richesses des générations futures contre un simple droit de passage en Europe.

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