L’Algérie au bord du gouffre : Hold-up historique sur les fonds publics au profit du clan militaire

L’Algérie au bord du gouffre : Hold-up historique sur les fonds publics au profit du clan militaire

Le véritable maître du pays, le général Chengriha, a profité des tensions internationales — notamment le conflit iranien et la guerre au Mali — pour gonfler le budget de la Défense sans passer par le Parlement ni respecter la loi de finances. Cette manœuvre place notre malheureuse nation en tête des pays africains en termes de dépenses militaires, dépassant des économies bien plus solides comme l’Afrique du Sud ou l’Égypte, tandis que le citoyen algérien s’enfonce dans la pauvreté, la faim et l’insalubrité face à la pénurie d’eau potable et de denrées de base. Comme si une guerre dévastatrice, ravageant tout sur son passage, était la seule chose qui nous manquait…
Dans ce qui s’apparente au plus grand hold-up sur l’argent du peuple algérien, les documents financiers officiels révèlent que le budget de la Défense nationale accapare près de la moitié de la dépense publique totale. Il dépasse les 67 milliards de dollars, soit environ 50 % du budget général estimé à 135 milliards de dollars. Ce chiffre traduit la persistance de la « Bande » (Issaba) des généraux à piller les réserves du pays et à placer l’institution militaire au centre de l’équation du pouvoir et de la dépense, au moment même où les secteurs vitaux subissent un recul drastique des financements et des services.
Ces crédits, répartis entre la préparation opérationnelle, l’acquisition de matériel, le soutien logistique, l’administration centrale et les infrastructures militaires, sont supérieurs à la somme totale allouée à l’éducation, à la santé et au logement réunis. Ce contraste flagrant entre l’investissement dans les instruments de force et la réalité des services de base souligne l’abîme social entre la caste militaire, ses proches et sa clientèle, et le reste d’un peuple appauvri réduit à glaner sa subsistance dans les restes des généraux.
Les autorités militaires justifient cette dérive par la nécessité de protéger la sécurité nationale dans un environnement régional instable, notamment aux frontières sud avec le Mali, le Niger et la Libye. Toutefois, les observateurs estiment que ce prétexte cache des ambitions politiques profondes : l’armée, acteur central de la décision depuis l’indépendance, cherche par ce gonflement budgétaire à sceller son hégémonie sur la structure politique et économique de l’État. Ce réarmement accéléré traduit également une volonté de suprématie militaire dans le cadre d’une course régionale à la puissance et d’une lutte d’influence occulte.

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