Le logement en Algérie : entre propagande officielle et cauchemar de l’exploitation sexuelle
Alors que les appareils médiatiques du régime saturent l’espace public avec le slogan de « l’Algérie puissance de frappe », vantant une distribution massive et gratuite de logements, la réalité du terrain dévoile un visage hideux. Pour le citoyen modeste, l’accès à un toit n’est plus un droit fondé sur le besoin ou le mérite, mais un parcours semé d’humiliations et d’exploitations sexuelle où la dignité humaine est sacrifiée sur l’autel de la corruption.
L’obtention d’un logement social est devenue, sous l’ère de la « Bande », une monnaie d’échange sinistre. Les témoignages et les rapports qui filtrent des quartiers de fortune décrivent un système où les clés des appartements se négocient dans l’ombre, parfois au prix de chantages sexuels et de faveurs immorales. Les commissions de distribution sont accusées de s’être transformées en courtiers de l’honneur, profitant de la détresse des plus vulnérables pour assouvir des penchants malsains en échange d’un toit de béton. Pendant que le « Zawali » croupit dans des bidonvilles insalubres, les richesses immobilières du pays sont distribuées comme des trophées à la clientèle du pouvoir : hauts gradés, cercles de courtisans et réseaux d’informateurs dont la loyauté est achetée par des appartements.
Plus grave encore, le régime utilise le parc immobilier national comme un outil diplomatique au mépris des besoins locaux, octroyant des logements à des membres du Polisario ou à des ressortissants étrangers dans le cadre de sombres calculs politiques visant à polir son image à l’international. Cette générosité de façade se fait au détriment du sang et de la sueur d’un peuple spolié. La prétendue gratuité dont se gargarise la presse officielle n’est qu’un anesthésiant pour masquer un système de contrôle social par le logement : soit la soumission totale, soit la collaboration avec les services, soit l’abandon de son intégrité physique pour espérer obtenir quelques mètres carrés.
Dans un pays possédant une superficie capable d’abriter un continent, transformer le logement en un instrument de chantage et de soumission morale est un crime contre le peuple. Un système qui privilégie l’étranger sur l’enfant du pays et qui marchande l’honneur contre un abri a perdu toute légitimité. Le citoyen algérien traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus sombres de son histoire, confronté à une caste de généraux dépourvue de toute compassion, qui ne connaît ni la pitié ni le respect de la dignité humaine.
