Gara Djebilet, la légende des généraux évaporée devant la caméra d’un influenceur méconnu du Golfe
Les médias officiels, soumis à une ingénierie militaire précise, nous ont longtemps assourdis avec l’idée que Gara Djebilet était la caverne d’Ali Baba des temps modernes. Il a été dit au peuple opprimé que le fer coulerait comme des fleuves, que les dollars se bousculeraient avec la monnaie locale dans les poches des petites gens, et que les investissements étrangers feraient la queue, en longues files, de Tindouf à Alger. Tous se sont endormis sur l’oreiller des rêves roses, attendant de se réveiller sur une richesse extravagante qui mettrait fin aux années de faim et de pauvreté.
Mais comme le dit l’adage : « Le vent ne souffle pas toujours comme le veulent les marins »… et les influenceurs ne sont pas toujours au goût de la clique des généraux… D’un pas assuré et lors d’une petite tournée touristique, un influenceur du Golfe inconnu débarqua dans la région reculée. Il n’avait pas avec lui une armée de photographes ni un agenda politique, juste un smartphone et un objectif pour capturer la vérité, nue. Ce fut la surprise choquante qui ébranla les fondations du ballon gonflé. Autour de Gara Djebilet, il y a une absence totale de toute manifestation de vie industrielle ou naturelle : pas d’êtres humains, pas d’arbres, pas de machines de forage géantes, pas de camions de transport, pas même une hache rouillée abandonnée dans un coin du site. Même les ingénieurs et les ouvriers qui apparaissaient dans les journaux télévisés se sont évaporés dans l’air, exactement comme les promesses mensongères du falot Tebboune. Au lieu d’experts miniers, d’investisseurs étrangers et de travailleurs, l’influenceur du Golfe a découvert que les véritables responsables du projet étaient les corbeaux et les serpents qui planaient librement au-dessus d’une terre aride que la mémoire des militaires avait oubliée après sa date de péremption, et que seules les caméras de l’influenceur du Golfe ont rafraîchie. Il semble que les seules machines de forage ayant opéré à Gara Djebilet soient celles qui ont creusé profondément dans l’imagination des petites gens pour leur bâtir des palais d’une richesse aussi éphémère que le sable.
Tout ce tapage médiatique, ces conférences de presse et ces coupes de ruban inaugurales se sont dissipés avec la première brise du Golfe. Il est apparu que le projet n’était en réalité qu’un autre appât politique et économique, avalé par les petites gens avec leur naïveté habituelle, poussées par leur besoin d’espérer un lendemain meilleur. La dure vérité est que les flashs des caméras étaient suffisamment aveuglants pour aveugler les esprits face à une réalité amère. Le projet n’est que de l’encre sur du papier, ou peut-être un mirage dans le désert, utilisé comme anesthésique local pour calmer l’opposition interne, tandis que la réalité sur le terrain dit que Gara Djebilet est toujours tombée dans l’oubli, attendant un véritable miracle qui dépasse de simples acclamations et des slogans retentissants. Vive mon oncle Tebboune…
