L’Algérie, dirigée par la mentalité du « tout sous les bottes des généraux »

L’Algérie, dirigée par la mentalité du « tout sous les bottes des généraux »

Il est intéressant de voir comment les affaires sont gérées avec la mentalité des généraux, une mentalité du « tout sous la botte ». Alors que la rue populaire bouillonne de ses contradictions tumultueuses, et au moment même où les rapports officiels, via les canaux d’égout, parlent de la lutte contre la corruption et le bakchich, il semble que le pot-de-vin, au sens populaire du terme, soit devenu la monnaie officielle pour toute démarche administrative ou légale. Si vous voulez obtenir un simple document pour votre enfant, vous pourriez avoir besoin d’offrir des rituels de loyauté et d’obéissance qui dépassent ce que les anciens offraient à leurs prétendus dieux. Il n’est pas surprenant de trouver les marchés locaux remplis de tout ce qui est contrefait ou interdit, comme s’il existait un plan stratégique génial : « Occupez le petit peuple à décrypter des codes et à chercher sa subsistance au milieu des ordures afin qu’il n’ait pas le temps de se demander d’où vient cette cocaïne, comment ces poisons sont entrés dans le pays, ou où vont les richesses et les biens du pays. »

Quant à la scène la plus ironique, c’est celle de la cohorte des « applaudisseurs », ces nouveaux harkis, qui maîtrisent l’art de l’humiliation et de la prosternation avec brio. Vous les trouverez prêts à vous convaincre que la sécheresse est une preuve de la sagesse de la direction des généraux, et que la flambée des prix est un indicateur de la puissance économique permettant d’acheter des produits coûteux. Malgré ce tableau sombre qui s’impose à nous, et malgré les politiques des esprits sclérosés qui dirigent le pays avec la vieille mentalité communiste marxiste, il y a une vérité qui ne peut être ignorée : le petit peuple en est venu à aimer le fouet et le bourreau au point de se sacrifier, lui et son honneur, en rançon pour la clique des généraux.

Si la clique du Palais d’El Mouradia vit dans sa tour d’ivoire et pratique ses rituels raffinés avec passion, la rue populaire, elle, est devenue un foyer de vice, de prostitution et de perversion sexuelle à des prix dérisoires, où l’honneur de la femme du peuple ne vaut pas plus qu’un repas bon marché, pas un dollar. Or, critiquer les folies de l’inverti Tebboune ou les politiques des généraux est un droit légitime pour tout citoyen lésé qui souffre d’injustice et de mépris. Mais intégrer toute la société dans la catégorie des misérables, des sacrifices et du troupeau résigné est une catégorie que refuse tout être humain qui se respecte encore et croit en Dieu.

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