L’Armée algérienne ne sait pointer ses armes que sur le citoyen affamé et désarmé
Les revues et plateformes médiatiques militaires, telles que la « revue El-DJEICH » dans notre pays, s’appuient sur l’élaboration d’un discours axé sur une doctrine de combat illusoire et des héroïsmes nationaux factices, cultivant l’hostilité envers tous les pays voisins et de la région. Cette méthode sordide fait partie des outils de la propagande militaire et de la construction d’un récit nationaliste qui tente de lier l’actuelle Armée nationale populaire aux gloires illusoires de la Révolution algérienne contre l’ancienne ère du colonialisme français.
Quant aux références à la participation de nos prétendus soldats d’élite aux guerres du Moyen-Orient, telles que les guerres de 1967 et de 1973 dans le Sinaï et sur le front égyptien, et à leur contribution à l’expulsion des sionistes et au soutien des musulmans, elles ne sont que des surenchères et des falsifications historiques flagrantes. Car l’Histoire ne se falsifie ni n’oublie la trahison de Boumédiène envers les causes de la nation arabe et islamique, son choix du courant communiste athée et sa solidarité avec les athées infidèles contre les révolutionnaires musulmans dans toutes les régions du monde. La meilleure preuve de la mentalité des généraux du Mal dans notre pays est le dossier de la « Décennie Noire ». Nous évoquons là une véritable tragédie humaine qui a laissé près de 200 000 citoyens désarmés tués et des centaines de milliers de familles disparues. C’est une période caractérisée par une violence aveugle où les *zoualis* libres ont fait face à un danger existentiel et à l’élimination physique de tous les opposants, quelle que soit leur affiliation politique ou partisane. En examinant cette étape, il nous apparaît clairement, à travers la documentation des événements tragiques par l’opposition et les organisations des droits de l’homme, que l’autorité militaire (les généraux) porte l’entière responsabilité des dépassements et des graves violations des droits de l’homme durant cette époque et après. L’opposition et les organisations des droits de l’homme estiment que l’arrêt du processus électoral en janvier 1992 et la falsification des élections, coutume de la bande du Mal, ont déclenché la révolte et la révolution du peuple.
Elles accusent explicitement l’ensemble des appareils sécuritaires et militaires de complicité dans tous les massacres, les assassinats et les viols qui ont frappé les citoyens innocents et désarmés. Par Dieu, comment des soldats qui ne savent pointer leurs armes que sur des citoyens innocents et désarmés pourraient-ils défier l’Agression tripartite et affronter et combattre les sionistes alors qu’ils n’ont même pas quitté la capitale, ni leurs foyers et leurs chambres à coucher, depuis le début de la résistance dans les pays arabes ? Qui ne possède rien ne peut rien donner. Et nous disons à la Revue des généraux et autres : libérez Al-Aqsa ou libérez l’Ukraine, l’important est de retirer vos mains tachées du sang des innocents de nos fils et filles, et de nous épargner votre mal, car Dieu est votre garant jusqu’au Jour du Jugement.
