Avec la montée des températures, d’importantes manifestations contre les maisons closes en Algérie
Au début de l’été, des milliers de citoyens résidant à Béjaïa sont sortis lors d’une marche de protestation pacifique, qui a démarré de la cité Baccaro jusqu’au siège de la daïra de Tichy, parcourant à pied une distance de plus de 7 kilomètres. Ils exigeaient l’expulsion des prostituées et l’assainissement de toute la région de leur présence, ainsi que la fermeture des établissements de divertissement, surtout ceux qui exercent leur activité de manière illégale et illicite, car leur quiétude n’est plus assurée en raison de ces pratiques immorales qui portent atteinte à l’honneur des familles résidant dans cette ville touristique.
Les manifestants ont scandé des slogans, parmi lesquels : « Le peuple veut le départ des prostituées ! », « Nous ne voulons pas de la corruption ! » et « Assez des fléaux qui ont ruiné notre jeunesse, honte à vous ! ». Ils se sont également interrogés sur les autorités concernées qui n’ont pas bougé le petit doigt pour arrêter la prolifération des prostituées qui ont imposé un couvre-feu aux citoyens honorables. Selon l’un des représentants des habitants, ils poursuivront leur mouvement de protestation jusqu’à ce que leurs revendications légitimes soient satisfaites. Il a ajouté qu’ils recourront au blocage de la Route Nationale N°09, reliant les wilayas de Béjaïa et Sétif, si les autorités de tutelle refusent de répondre à leur demande.
Les manifestants ont parcouru la route de manière pacifique, sous la surveillance et le suivi des services de sécurité. Ce n’est pas la première fois que les citoyens descendent dans la rue pour protester contre l’activité des maisons closes sous le couvert d’établissements de divertissement. Face à la menace d’une escalade des protestations, les regards se tournent vers les mesures que les autorités publiques pourraient prendre pour apaiser la colère des habitants, d’autant plus que la région a connu un soulèvement contre ce phénomène qui a dérangé les citoyens, lesquels affirment qu’il a nui à la réputation de la région, surtout en période estivale.
