Bakrar : de Zagreb au Caire, le choix qui ressemble à une perte de boussole
Bakrar quitte l’Europe au moment précis où il commençait enfin à y compter. À 25 ans, l’attaquant international algérien abandonne le Dinamo Zagreb pour rejoindre Al Ahly, avec lequel il s’est engagé pour trois saisons. Un choix qui surprend, interroge et laisse surtout un goût amer : au lieu de poursuivre son ascension, Bakrar change brutalement de direction.
Il ne part pas après une saison ratée. Il ne quitte pas un club où il était en difficulté. Bien au contraire. Il s’en va alors que sa carrière commençait enfin à prendre de la hauteur.
Au Dinamo Zagreb, l’attaquant algérien avait trouvé ce qui lui avait longtemps manqué : de la stabilité, du temps de jeu et de l’efficacité. Son bilan parle pour lui : 18 buts et 7 passes décisives en 42 matchs. Des statistiques qui lui permettaient enfin de se faire une place, d’augmenter sa valeur et surtout d’envisager une suite européenne beaucoup plus ambitieuse.
Sur le plan financier, le choix est évidemment séduisant. Le transfert devrait rapporter près de 3 millions d’euros au Dinamo Zagreb, tandis que l’attaquant algérien bénéficierait d’une prime à la signature de 800 000 dollars, assortie d’un salaire conséquent.
Mais Bakrar ne quitte pas seulement l’Europe : il quitte surtout une dynamique qui pouvait l’emmener beaucoup plus loin. C’est là que le regret apparaît.
À 25 ans, il avait encore le temps de capitaliser sur ses performances au Dinamo Zagreb, de confirmer sur une deuxième saison et d’attirer des clubs de championnats plus huppés. Il avait enfin une base solide pour franchir un nouveau palier.
En choisissant Al Ahly, il opte pour le statut, l’argent et la garantie d’évoluer dans l’un des plus grands clubs africains. Mais sportivement, le saut vers le haut n’est pas évident.
Al Ahly reste un géant du continent, avec une histoire et une pression considérables. Mais cette saison, le club égyptien ne disputera pas la Ligue des champions de la CAF et évoluera en Coupe de la Confédération.
.Bakrar avait une porte entrouverte vers une nouvelle étape européenne. Il a choisi de la refermer lui-même.
