Sous l’ère du Dévoyé, Tebboune, le citoyen ploie, sa dignité anéantie par la crise du logement
Pour mesurer la résilience psychologique de tout citoyen algérien aujourd’hui, il suffit de lui demander son plan économique pour les cinq prochaines années. Vous découvrirez rapidement que le budget quotidien est désormais géré selon la théorie de la fuite en avant. Un quart de kilogramme de viande ou les denrées de première nécessité nécessitent des négociations complexes impliquant tous les membres de la famille, et le travail des enfants et des mineures pour assurer seulement le repas du jour. Tout cela se déroule dans un pays qui nage sur des mers de gaz et de pétrole, et qui dépense son argent pour les pays frères avec la générosité légendaire de Hatem al-Ta’i, tandis qu’il laisse les restes, ce que mangent le chien et la hyène, au misérable citoyen algérien.
Quant au dossier des attributions de logements fantômes, il est officiellement passé de la liste des revendications fondamentales au livre des contes de fées racontés aux enfants avant de dormir. Obtenir un appartement d’un empan sur un empan est devenu l’une des options suivantes, avec des calculs astronomiques. La première est d’épargner l’intégralité de votre salaire, celui de votre femme et de vos enfants s’ils travaillent, sans manger, ni boire, ni même respirer, pendant un demi-siècle continu dans la Nouvelle Algérie et sous la « gouvernance éclairée » du répugnant Abdelmadjid Tebboune. Tout cela en attendant d’obtenir une formule de logement, puis dix années supplémentaires pour que la première tranche de construction soit achevée. Avec cette augmentation continue des coûts exorbitants, les surfaces habitables sont désormais mesurées en millimètres carrés, où l’appartement est si exigu que si vous éternuez dans la cuisine, votre voisine, confortablement installée dans la chambre à coucher adjacente, vous répondra « Dieu vous bénisse ». Et les débits de boisson, les maisons closes et les drogues restent le seul exutoire pour les démunis algériens face à ces paradoxes économiques injustes. Tel est l’abîme entre une poignée de généraux grabataires qui vivent dans le luxe et l’opulence, et un citoyen démuni qui se dispute avec les chiens et les chats les restes des généraux, et parfois même dévore ces animaux domestiques si la faim et la soif le terrassent.
En conclusion, surmonter les défis de l’inflation et ramener la crise du logement à sa juste mesure exige des mécanismes réalistes qui équilibrent le maigre flux des salaires et la réalité des marchés en surchauffe, afin que le rêve d’un environnement de vie paisible et d’une existence digne de la personne humaine ne reste pas un simple miracle que le peuple attend de voir se réaliser, même après des siècles.
