Le pétrole recule de 4 %, le Brent repasse sous les 102 dollars

Le pétrole recule de 4 %, le Brent repasse sous les 102 dollars

Les cours du brut ont fortement baissé jeudi, après plusieurs séances de hausse. Le repli des rendements obligataires et les anticipations autour de la politique monétaire américaine soutiennent les marchés boursiers, tandis que les tensions au Moyen-Orient continuent de peser sur les perspectives.

Les cours internationaux du pétrole ont nettement reculé jeudi 17 septembre, accentuant leur baisse en cours de séance. Le Brent pour livraison en novembre s’est établi à 101,557 dollars le baril, en repli de près de 4 %, tandis que le brut américain WTI pour livraison en octobre a cédé 2,71 %, à 94,865 dollars.

Ce mouvement intervient après plusieurs séances de forte progression des prix, alimentée par les tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur les approvisionnements pétroliers. Le recul observé jeudi marque un changement de rythme sur le marché, même si les cours demeurent à des niveaux élevés.

La baisse des prix du brut a contribué à améliorer le sentiment des investisseurs sur les marchés financiers américains. Les contrats à terme sur les trois principaux indices de Wall Street progressaient jeudi en pré-ouverture, alors que les rendements des bons du Trésor américain reculaient légèrement.

Le marché a également réagi aux perspectives de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Les déclarations de Kevin Warsh, responsable de la Fed, sur la poursuite de la lutte contre l’inflation ont soutenu les valeurs technologiques et renforcé les anticipations concernant les prochaines décisions de la banque centrale.

Les investisseurs restent toutefois prudents. Les futures hausses de taux et l’évolution de la situation au Moyen-Orient demeurent des facteurs de risque pour les marchés.

Le recul du pétrole intervient dans un environnement marqué par une forte volatilité. Les opérateurs surveillent à la fois l’évolution des tensions géopolitiques, les perspectives de demande mondiale et les décisions des grandes banques centrales.

En Asie, les marchés ont affiché des performances mitigées, tandis que les places européennes évoluaient en hausse. La baisse du brut et des rendements obligataires a contribué à soutenir les actifs risqués, sans effacer les incertitudes entourant l’économie mondiale.

Le marché pétrolier reste ainsi partagé entre les risques liés à l’offre et les préoccupations concernant la demande. La séance de jeudi illustre cette nervosité, avec un repli rapide des cours après leur récente envolée.

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