Vol de 11 moutons après avoir endormi le gardien du bétail à Chéraga

Vol de 11 moutons après avoir endormi le gardien du bétail à Chéraga

Le tribunal de Chéraga a entendu, hier, deux personnes désignées sous les initiales B. A. et T. B., détenues dans un établissement pénitentiaire, et les a jugées à distance selon la technique de comparution à distance. Elles étaient poursuivies pour constitution d’une association de malfaiteurs en vue de préparer un délit et pour vol de bétail.
Les faits reprochés s’inscrivent dans le cadre d’un projet des prévenus visant à voler le bétail du cousin de B. A. après lui avoir administré un somnifère dans une tasse de thé. Le cousin, chargé de la garde du bétail dans la ferme familiale, a ainsi été rendu inconscient, ce qui a permis le vol de 11 moutons.
L’affaire remonte au 24 mai 2025, date à laquelle les victimes ont déposé une plainte accompagnée d’une requête civile auprès du juge d’instruction du tribunal de Chéraga. Elles ont signalé le vol de leur bétail à l’intérieur de l’étable, où 11 têtes de mouton ont été dérobées, chaque tête étant estimée à environ 13 millions de centimes. La valeur totale du bétail volé s’élèverait ainsi à environ 126 millions de centimes.
Selon les déclarations du gardien, il était présent à la ferme pour veiller sur le bétail durant la nuit, en compagnie de son cousin B. I. Ce dernier est parti aux alentours de minuit. Peu après, le cousin B. A. s’est approché pour s’enquérir du départ de son proche et lui a offert une tasse de thé. Après l’avoir bue, le gardien aurait sombré dans un profond sommeil, ne se réveillant que le matin pour découvrir la disparition du bétail. Il a ajouté que son cousin était resté à ses côtés tout le temps, parlant au téléphone, ce qui l’avait intrigué.
Au cours de l’enquête, les services de police judiciaire se sont concentrés sur les communications téléphoniques de la nuit des faits. Les investigations ont mis en évidence 17 appels entre B. A. et T. B., ainsi que d’autres appels dans la période précédant la découverte du vol.
B. A. a nié son implication lors de l’audience, précisant qu’il était en état d’ébriété, qu’il était venu sur les lieux à la recherche du bétail et qu’il y avait d’autres personnes présentes cette nuit‑là.
T. B. a déclaré avoir rencontré B. A. vers une heure du matin, a exclu toute participation au vol et a indiqué qu’il s’était rendu sur les lieux pour aider à la recherche du bétail après sa disparition.
La défense de la partie civile a fait valoir l’existence de plusieurs indices dirigeant les accusations contre les deux prévenus, précisant que l’enquête judiciaire s’appuyait sur le relevé des communications téléphoniques, lequel aurait révélé, selon les propos tenus lors de l’audience, des appels entre les deux accusés pendant la période étudiée. La défense n’a pas exclu la possibilité que le sommeil du gardien ait été provoqué afin de faciliter le vol.
Le représentant de la partie civile a demandé que les deux prévenus soient condamnés à verser une indemnité de 2 millions de centimes à chacune des victimes, à titre de réparation des dommages subis.
En réponse, le procureur de la République a requis une peine de trois ans d’emprisonnement assortie d’une amende de 100 000 dinars algériens à l’encontre des deux prévenus.

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