5 ans de prison ferme contre l’influenceuse « Warda Maryoula » pour atteinte aux bonnes mœurs et blanchiment de capitaux
Le Tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed a prononcé une sentence exemplaire à l’encontre de la célèbre créatrice de contenus sur les réseaux sociaux, Z. Hiba Warda, alias « Warda Maryoula », âgée de 22 ans, et de son complice B. Taher, âgé de 33 ans. Les deux prévenus ont été condamnés à une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 500 000 dinars algériens.
L’affaire, qui a été traitée lors d’une audience à huis clos, a éclaté suite à des investigations minutieuses menées par les services de la Direction de la lutte contre la cybercriminalité. Les enquêteurs ont réussi à identifier plusieurs comptes et pages électroniques suspects utilisés par la principale accusée pour diffuser et commercialiser des photos et des vidéos obscènes, contraires aux préceptes de la société et aux bonnes mœurs.
Selon les éléments du dossier d’instruction, le réseau exploitait principalement des canaux cryptés sur l’application Telegram pour proposer ces contenus à caractère pornographique. Les abonnés locaux réglaient leurs transactions via l’application financière BaridiMob, ce qui a facilité la traçabilité des flux monétaires par les services de sécurité.
Les investigations techniques ont également révélé des ramifications internationales. La prévenue était en contact direct avec un ressortissant des Émirats arabes unis résidant à Dubaï. Ce dernier achetait les contenus incriminés en contrepartie de transferts financiers s’élevant à 4 000 dirhams émiratis, finançant ainsi ses activités depuis l’étranger.
En plus des chefs d’accusation d’atteinte publique à la pudeur et de suspicion d’exploitation de mineur dans des supports sexuels, le tribunal a retenu de lourdes charges liées à l’infraction à la législation des changes et aux mouvements de capitaux de et vers l’étranger. Les deux condamnés ont été placés sous mandat de dépôt à l’issue du verdict.
