Javier Milei qualifie Pedro Sánchez de « dictateur », de « voleur » et de dirigeant « corrompu »
Le président argentin a multiplié les attaques contre le chef du gouvernement espagnol lors d’un forum économique à Madrid, dénonçant sa politique migratoire et accusant la gauche européenne de freiner la croissance économique.
Le président argentin Javier Milei a vivement attaqué le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, mardi 20 octobre, lors d’un forum économique organisé à Madrid. À six semaines des élections législatives anticipées en Espagne, le dirigeant argentin a tenu des propos particulièrement virulents à l’égard du chef du gouvernement socialiste, qu’il a notamment qualifié de « dictateur », de « voleur » et de dirigeant « corrompu », selon l’AFP.
« L’Espagne a su accueillir des centaines de milliers d’Argentins qui fuyaient la misère et l’absence de futur, fruits du sinistre socialisme du XXIe siècle que vous subissez régulièrement avec l’infréquentable dictateur Pedro Sánchez », a lancé Javier Milei devant les participants au forum.
Le président argentin a également mis en cause la politique migratoire du gouvernement espagnol, qu’il accuse d’encourager les arrivées de migrants pour des raisons électorales. Il a notamment évoqué Ceuta, l’enclave espagnole située sur la côte nord de l’Afrique, pour illustrer ses critiques. Selon lui, « la stagnation économique, combinée à l’irresponsabilité migratoire, trace un chemin de décadence très difficile à inverser pour l’avenir ».
Dans la même intervention, Javier Milei a appelé les Espagnols à « mettre les socialistes dehors à coups de pied », élargissant ses attaques aux formations de gauche en Europe. Il leur a imputé une responsabilité majeure dans la stagnation économique du continent, défendant une nouvelle fois les politiques libérales qu’il promeut depuis son arrivée au pouvoir en Argentine.
Durant son déplacement dans la capitale espagnole, le président argentin a également rencontré des responsables du parti nationaliste Vox, ainsi qu’Isabel Díaz Ayuso, présidente de la région de Madrid et figure de la droite espagnole.
Les tensions entre Javier Milei et Pedro Sánchez ne datent pas de cette visite. Lors d’un précédent forum économique à Madrid, l’année dernière, le dirigeant argentin avait déjà pris pour cible le Premier ministre espagnol. Alors que de la musique rock était diffusée dans la salle et que certains participants lançaient des insultes contre Pedro Sánchez, Javier Milei s’était abstenu de les calmer. « Si vous voulez aussi malmener le voyou local, je n’y vois pas d’inconvénient », avait-il déclaré.
Quelques minutes plus tard, dans un discours consacré à la défense des politiques libérales, le président argentin avait répondu aux participants qui lui demandaient de les soutenir en Espagne, affirmant qu’il serait toujours à leurs côtés dans leur combat politique.
Ces nouvelles déclarations illustrent la persistance des tensions entre les deux dirigeants, dont les désaccords portent notamment sur les orientations économiques, l’immigration et la place de la gauche dans la vie politique européenne.
