Les mollahs et les généraux : la Palestine comme alibi pour leurs exécutions de masse et leur répression sanglante
À Alger, l’ambassadeur iranien Mohammad Reza Babaei déverse son miel empoisonné : l’Iran place l’Algérie « au cœur de ses priorités » diplomatiques, célèbre une « révolution » prétendument libératrice, vante des « progrès scientifiques » malgré les sanctions, et se pose en champion inflexible de la Palestine. Il salue l’Algérie comme la « voix de la Palestine » à l’ONU, un devoir « historique » envers les opprimés. Belle rhétorique.
Le régime parle de « défense de la souveraineté » face à une « agression sioniste » ? Quelle farce macabre. C’est contre son propre peuple qu’il déploie chars, fusils d’assaut et balles interdites.
Le début de l’année 2026 s’ouvre donc dans un bain de sang. Les soulèvements de fin 2025, nés de la faim, de la ruine économique et de quarante-sept ans de théocratie, ont été écrasés avec une brutalité méthodique : milliers de morts, prisons transformées en chambres de torture, disparitions forcées, exécutions en série. Internet coupé pour effacer les preuves, familles terrorisées, cadavres rendus sous condition de silence. Voilà la « souveraineté » selon Téhéran : une souveraineté qui ne s’exerce jamais contre l’oppresseur extérieur, mais toujours contre ses propres citoyens.
Le nucléaire « pacifique » ? Une façade destinée à masquer une économie pillée par les Gardiens de la Révolution, une corruption endémique et une jeunesse brisée entre exil et mort. Le soutien à la Palestine ? Un instrument cynique de politique étrangère : exporter drones et milices à l’étranger tout en, écrasant les femmes et tirant sur les minorités.
Et l’Algérie, célébrée comme « la conscience morale du monde arabe » ? Là encore, le régime algérien brandit la Palestine comme un talisman sacré, tout en verrouillant son espace politique intérieur. On crie « Gaza » à l’ONU, mais on interdit les manifestations citoyennes de solidarité lorsque celles-ci échappent au contrôle de l’État. On se proclame défenseur des peuples, mais on emprisonne journalistes, militants et universitaires. On invoque la liberté des Palestiniens, mais on refuse la liberté d’expression aux Algériens. La contradiction est obscène : on instrumentalise une cause universelle pour justifier un autoritarisme domestique.
La Palestine devient un slogan incantatoire, un substitut de légitimité, un outil de diversion politique. Elle n’est pas défendue : elle est exploitée. Elle se transforme en marchandise idéologique, en capital émotionnel permettant aux régimes de se poser en remparts moraux tout en gouvernant par la peur. Ainsi, Téhéran et Alger se regardent dans un miroir complice : deux pouvoirs autoritaires qui pleurent les opprimés lointains tout en écrasant leurs propres peuples. Deux régimes qui parlent de « résistance » mais ne résistent qu’à la démocratie. Deux appareils d’État qui utilisent la Palestine comme certificat de vertu, comme alibi permanent pour leurs propres crimes.
La cause palestinienne, au lieu d’être défendue avec cohérence et dignité, est transformée en instrument de propagande. Ce que Babaei appelle « positions communes sur les causes justes » n’est qu’une alliance d’impostures. Ce n’est pas la justice qu’ils servent, mais la survie de leurs castes dirigeantes. Pendant qu’ils récitent leurs discours à Alger, à Téhéran on enterre des enfants fusillés, et en Algérie on bâillonne ceux qui voudraient parler librement de la même injustice.
La vérité est simple et brutale, on ne défend pas la Palestine quand on écrase son propre peuple. On ne peut pas être la voix des opprimés à l’international et le bourreau à domicile. Leur hypocrisie ne tiendra pas éternellement. Les peuples se soulèvent quand le mensonge devient insupportable. Et ce jour-là, ni les mollahs ni les généraux ne pourront se cacher derrière la Palestine : ils seront jugés pour ce qu’ils sont vraiment – des oppresseurs qui ont trahi la cause qu’ils prétendaient servir.
