Moyen-Orient : Le président libanais espère une désescalade durable du conflit avec Israël
lundi 15 juin 2026, Le président libanais Joseph Aoun a exprimé, lundi, l’espoir que l’accord récemment annoncé entre Washington et Téhéran ouvre la voie à un arrêt durable de la guerre avec Israël et à une stabilisation globale du Liban, durement affecté par les répercussions des conflits régionaux.
Selon un communiqué de la présidence relayé par l’Agence nationale d’information (ANI), le chef de l’État libanais a salué la signature du mémorandum d’entente, estimant que « la stabilité et la sécurité du Liban font partie intégrante de tout effort sérieux visant à consolider la stabilité dans la région ».
Joseph Aoun a insisté sur l’aspiration des Libanais à voir cet accord dépasser les déclarations politiques pour se traduire par des mesures concrètes, capables de mettre fin au cycle de violence et d’ouvrir une phase de reconstruction et de retour à la normalité.
Il a également remercié les acteurs diplomatiques ayant contribué, selon lui, à inclure le Liban dans les efforts de désescalade, espérant que cette dynamique puisse déboucher sur un cadre régional plus large garantissant la souveraineté des États et la sécurité des populations.
De son côté, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a affirmé que les États-Unis et l’Iran ont convenu d’une « cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban », précisant que la signature officielle du texte devrait intervenir vendredi en Suisse.
Cette annonce intervient dans un contexte régional encore extrêmement fragile, où les fronts multiples impliquant Israël, le Liban et d’autres acteurs régionaux restent sous haute tension malgré les efforts diplomatiques.
À Washington, le président américain Donald Trump a confirmé la conclusion d’un accord avec la République islamique d’Iran, affirmant que le détroit d’Ormuz serait « ouvert librement » et que les restrictions navales imposées dans le cadre des tensions récentes seraient levées immédiatement.
Du côté iranien, un haut responsable du ministère des Affaires étrangères a indiqué que le texte du mémorandum d’entente est désormais finalisé et prêt pour signature, scellant ainsi un compromis que plusieurs observateurs décrivent déjà comme un possible tournant stratégique au Moyen-Orient.
Dans l’attente de la signature officielle en Suisse, prévue vendredi, les réactions régionales oscillent entre prudence et espoir, alors que les capitales concernées tentent encore de mesurer la portée réelle de cet accord sur l’équilibre sécuritaire du Proche-Orient.
