Une perte de temps » : Donald Trump rejette l’invasion terrestre d’Iran et promet d’« en finir » avec Téhéran… avant de se tourner vers Cuba

Une perte de temps » : Donald Trump rejette l’invasion terrestre d’Iran et promet d’« en finir » avec Téhéran… avant de se tourner vers Cuba

Le président américain Donald Trump a réaffirmé vendredi 6 mars 2026 sa détermination à poursuivre la campagne militaire contre l’Iran, tout en excluant catégoriquement l’envoi de troupes terrestres. Selon lui, une invasion du territoire iranien serait une « perte de temps », les forces iraniennes ayant déjà subi des pertes massives face aux frappes américaines et israéliennes.

S’exprimant lors d’un événement à la Maison Blanche en l’honneur du club Inter Miami CF, champion de la Major League Soccer 2025, Trump a déclaré vouloir d’abord « régler » la guerre en Iran avant de s’attaquer à d’autres dossiers régionaux, notamment la situation à Cuba.

« Nous voulons d’abord régler celui-ci », a-t-il affirmé en évoquant le conflit avec Iran, avant d’ajouter que « ce ne sera qu’une question de temps avant que vous et beaucoup d’autres personnes incroyables ne retourniez à Cuba ». Selon lui, La Havane souhaiterait « absolument conclure un accord » avec Washington.

Trump a rejeté toute perspective d’intervention terrestre, estimant que la supériorité militaire américaine rend cette option inutile.

« C’est une perte de temps. Ils ont tout perdu. Ils ont perdu leur marine et tout ce qu’ils pouvaient perdre », a-t-il déclaré.

La stratégie américaine repose désormais sur une campagne aérienne et navale intensive, menée en coordination avec Israël. D’après le commandement militaire américain au Moyen-Orient, le United States Central Command (CENTCOM), les frappes ont déjà réduit de manière drastique les capacités militaires iraniennes.

Selon ces données, les attaques balistiques iraniennes auraient chuté de près de 90 %, tandis que les frappes de drones auraient diminué d’environ 83 %. La marine iranienne aurait également été sévèrement touchée, avec plus de trente navires détruits ou coulés, dont plusieurs frégates et un porte-drones.

Trump a par ailleurs indiqué que les frappes se poursuivraient sans limite de temps, laissant entendre que la campagne pourrait durer plusieurs semaines.

Le président américain répondait également aux déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui avait affirmé lors d’une interview à la chaîne NBC News que toute invasion terrestre américaine ou israélienne serait « un désastre » pour les forces attaquantes.

Dans le même temps, il a clairement affiché son objectif politique : un changement de leadership à Téhéran. Le président américain a évoqué la nécessité de voir émerger « une personne compétente » à la tête du pays, excluant implicitement l’option d’une succession dynastique autour de Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême défunt Ali Khamenei, tué lors des premières frappes.

Trump a même affirmé vouloir être personnellement impliqué dans la désignation d’une nouvelle direction politique en Iran, évoquant le précédent récent du Venezuela, où la capture de Nicolás Maduro a conduit à l’installation d’un gouvernement de transition dirigé par Delcy Rodríguez.

La guerre est entrée dans son septième jour, avec une intensification des frappes américaines et israéliennes contre des cibles stratégiques à Téhéran, notamment des installations militaires et des usines de missiles.

Parallèlement, des positions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth ont été visées, tandis que les tensions s’étendent à l’ensemble du Golfe. L’Iran a riposté en lançant des missiles et des drones vers Israël, mais aussi vers plusieurs bases américaines dans la région, notamment au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn.

Le bilan humain s’alourdit : plus de 1 300 morts ont été signalés en Iran, tandis que les pertes du côté américain et israélien restent limitées mais en hausse.

La doctrine affichée par Trump semble désormais claire : une campagne militaire prolongée visant à détruire les capacités militaires iraniennes et à provoquer un effondrement interne du régime, sans engager d’invasion terrestre coûteuse.

Dans cette stratégie, la pression militaire s’accompagne également d’une tentative d’encourager des forces opposées au régime. Trump a notamment déclaré qu’il soutiendrait volontiers une offensive des groupes kurdes iraniens opérant depuis l’Irak.

Malgré quelques contacts indirects évoqués par Washington, aucune négociation n’est actuellement en vue. Téhéran refuse tout dialogue tant que les bombardements se poursuivent, tandis que Trump affirme ne pas être intéressé par un accord immédiat.

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