Washington intensifie les mesures contre les Iraniens liés au régime : arrestations de proches de Soleimani et de Larijani
Le 3 avril 2026, les autorités américaines ont procédé à l’arrestation de Hamideh Soleimani Afshar, nièce du général Qassem Soleimani, et de sa fille à Los Angeles. Présentée par le Département d’État comme une supportrice active et influente du régime iranien aux États-Unis, Hamideh Soleimani Afshar aurait relayé la propagande de Téhéran, glorifié l’IRGC et les attaques contre les forces américaines au Moyen-Orient, tout en soutenant publiquement le nouveau Guide suprême iranien. Résidentes permanentes aux États-Unis, les deux femmes ont été placées en détention par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) après que le secrétaire d’État Marco Rubio ait révoqué leur statut légal. Elles sont désormais en attente d’expulsion.
Selon les autorités américaines, le lien familial est déterminant : Hamideh Soleimani Afshar est la nièce de Qassem Soleimani, ancien commandant de la Force Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), tué en janvier 2020 par une frappe de drone américaine à Bagdad. Sa fille est donc considérée comme la petite-nièce du général, ce qui, selon Washington, justifie de l’associer à son réseau d’influence présumé.
Le Département d’État accuse Hamideh Soleimani Afshar d’avoir activement promu la propagande iranienne sur les réseaux sociaux, notamment via un compte Instagram aujourd’hui supprimé. Elle y aurait célébré des attaques contre des soldats et installations militaires américaines, exprimé son soutien à l’IRGC, organisation classée terroriste par Washington, et loué le nouveau Guide suprême iranien. Ses publications qualifiaient régulièrement les États-Unis de « Grand Satan », un contraste frappant avec le style de vie luxueux qu’elle menait à Los Angeles.
Son mari a également été interdit d’entrée sur le territoire américain. Marco Rubio a justifié ces mesures avec fermeté : « J’ai terminé le statut légal d’Hamideh Soleimani Afshar et de sa fille. Elles sont désormais en détention ICE, en attente d’expulsion. »
La famille Soleimani a immédiatement rejeté ces accusations. Zeinab Soleimani, fille du défunt général, a déclaré à travers les médias iraniens Tasnim et Fars que les personnes arrêtées « n’ont aucun lien avec le martyr Soleimani » et que les affirmations américaines constituent un « mensonge fabriqué » destiné à détourner l’attention des « défaites » des États-Unis. Sa sœur Narges Soleimani, membre du conseil municipal de Téhéran, a ajouté qu’« aucun membre de la famille ni aucun proche du martyr n’a jamais résidé en Amérique », qualifiant l’attribution de « totalement incroyable ».
Ces arrestations s’inscrivent dans une série de mesures similaires. Plus tôt en avril 2026, Marco Rubio a également révoqué le statut légal de Fatemeh Ardeshir Larijani, fille d’Ali Larijani, ancien secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, tué lors des frappes américano-israéliennes de mars 2026, ainsi que de son époux Seyed Kalantar Motamedi. Le couple ne réside plus aux États-Unis et se voit désormais interdire toute entrée future sur le territoire.
Au Canada, un écho similaire se fait entendre. Des députés conservateurs réclament l’accélération des expulsions de proches du régime, le démantèlement des réseaux financiers iraniens et la création d’un registre des ingérences étrangères, soulignant l’inquiétude transnationale face à l’influence de Téhéran en Amérique du Nord.
