Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine décrète un cessez-le-feu pour la Pâque orthodoxe, Kiev accepte
Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, ce jeudi, un bref cessez-le-feu en Ukraine à l’occasion de la Pâque orthodoxe. Les combats devraient être suspendus du samedi 11 avril à 16 heures (15 heures en France) jusqu’à la fin de la journée du dimanche 12 avril 2026.
« Par décision du commandant en chef suprême des forces armées de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et en lien avec la prochaine fête de Pâques orthodoxe (Résurrection du Christ), un cessez-le-feu est décrété à partir de 16 h le 11 avril jusqu’à la fin de la journée du 12 avril 2026 », indique un communiqué officiel du Kremlin.
L’état-major général russe a reçu l’ordre de cesser toutes les opérations de combat sur l’ensemble des axes durant cette période. Les troupes resteront toutefois en alerte, prêtes à riposter à toute provocation éventuelle de l’adversaire. Le Kremlin a précisé qu’il partait du principe que l’Ukraine suivrait cet exemple.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré que Kiev respecterait cette trêve à condition que Moscou en fasse de même. « L’Ukraine a à plusieurs reprises fait savoir qu’elle était prête à des mesures réciproques. Nous avions proposé un cessez-le-feu pour les fêtes de Pâques cette année et nous agirons en conséquence », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
Cette annonce intervient alors que les négociations de paix, menées sous médiation américaine, sont dans l’impasse. Moscou exige des concessions territoriales et politiques majeures, que Volodymyr Zelensky assimile à une capitulation. Le conflit, qui dure depuis plus de quatre ans, demeure le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, avec des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés.
Cette trêve pascale, d’une durée d’environ 32 heures, fait écho à des initiatives similaires observées les années précédentes. Sa mise en œuvre effective reste toutefois incertaine, les deux parties s’étant régulièrement accusées mutuellement de violations lors de ces pauses symboliques.
