Nouvelle-Zélande : une alerte au tsunami déclenchée puis rapidement levée après un séisme de magnitude 5,9

Nouvelle-Zélande : une alerte au tsunami déclenchée puis rapidement levée après un séisme de magnitude 5,9

Les autorités néo-zélandaises ont brièvement déclenché une alerte au tsunami ce jeudi 16 juillet après un séisme de magnitude 5,9 enregistré au large de la côte ouest de l’île du Sud. Après une réévaluation de la situation, les services d’urgence ont toutefois estimé que le risque était finalement limité et ont rapidement abaissé le niveau d’alerte, invitant néanmoins la population à rester prudente à proximité du littoral.

Le tremblement de terre s’est produit à une profondeur de 76 kilomètres, à plus de 80 kilomètres à l’ouest de Queenstown, l’une des principales destinations touristiques du pays, selon l’Institut américain de géophysique (USGS). Les secousses ont été ressenties sur une vaste partie de l’île du Sud, provoquant une vive inquiétude parmi les habitants.

L’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA) avait, dans un premier temps, demandé aux populations vivant dans les zones côtières de gagner immédiatement les hauteurs en raison d’un risque potentiel de tsunami. Quelques heures plus tard, après analyse des données sismiques, les autorités ont indiqué que le séisme était moins puissant que les premières estimations ne le laissaient penser. L’ordre d’évacuation a donc été levé, même si la NEMA a continué d’appeler à la vigilance en raison de possibles courants marins « forts et inhabituels » le long des côtes.

De son côté, GeoNet, l’organisme néo-zélandais chargé de la surveillance des risques géologiques, a indiqué avoir reçu plus de 20 000 témoignages de personnes ayant ressenti les secousses. Le séisme principal a également été suivi de plusieurs répliques de moindre intensité, un phénomène classique après un événement sismique de cette ampleur.

Dans la région de Te Anau, plusieurs habitants ont évoqué des secousses particulièrement violentes. Le gérant d’un hôtel local a confié avoir cru revivre le scénario d’un séisme majeur. « Les secousses étaient très fortes. J’ai pensé qu’il s’agissait du grand tremblement de terre que tout le monde redoute », a-t-il déclaré.

Malgré la puissance ressentie du séisme, aucun dégât matériel important ni aucune victime n’avaient été signalés dans la soirée de jeudi. Les autorités poursuivent toutefois leurs inspections afin de vérifier l’état des infrastructures et d’écarter tout risque supplémentaire.

Une région parmi les plus exposées aux séismes

La Nouvelle-Zélande figure parmi les pays les plus exposés à l’activité sismique dans le monde. Situé à la jonction des plaques tectoniques australienne et pacifique, l’archipel enregistre plusieurs milliers de secousses chaque année, dont une centaine sont suffisamment puissantes pour être ressenties par la population.

Quelques heures avant ce séisme, un autre tremblement de terre de magnitude 5,0 avait déjà été enregistré au large de l’île du Nord, sans provoquer de dégâts majeurs.

Le pays garde également en mémoire le dramatique séisme de Christchurch en février 2011. D’une magnitude de 6,3, il avait provoqué l’effondrement de nombreux bâtiments et coûté la vie à 185 personnes, marquant l’une des plus graves catastrophes naturelles de l’histoire récente de la Nouvelle-Zélande.

Cet épisode rappelle une nouvelle fois la forte vulnérabilité de l’archipel face aux risques sismiques et souligne l’importance des systèmes d’alerte rapide mis en place pour protéger les populations vivant sur les côtes.

Partager :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *