Thaïlande : un adolescent de 14 ans tue sept personnes dans une école près de Bangkok
Une fusillade d’une rare violence a endeuillé la Thaïlande vendredi 7 août. Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu dans une école de la province de Nonthaburi, près de Bangkok, après avoir tué ses grands-parents à leur domicile. Au total, sept personnes ont été tuées dans cette attaque, tandis que plusieurs dizaines d’autres ont été blessées.
Selon le Premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, le jeune suspect était soumis à une forte pression liée à sa scolarité. Les premiers éléments de l’enquête laissent également penser que l’attaque avait été préparée à l’avance.
« La police a interrogé un ami proche qui a déclaré que le suspect était stressé » en raison de ses études, a expliqué le chef du gouvernement aux journalistes présents devant l’établissement scolaire. Il a également estimé que le déroulement des faits montrait que le jeune homme avait clairement planifié son passage à l’acte.
Le drame s’est produit à l’école Debsirin Nonthaburi, dans la province de Nonthaburi, à la périphérie de Bangkok. Avant de se rendre dans l’établissement, l’adolescent aurait tué ses deux grands-parents à leur domicile.
Une fois dans l’école, il a ouvert le feu avec une arme appartenant à son grand-père. D’après les informations communiquées par la police, il a tiré au moins 26 balles et 34 munitions supplémentaires ont été retrouvées sur place. Le suspect, âgé de 14 ans, a ensuite mis fin à ses jours.
Les victimes tuées dans l’établissement étaient, selon la police, des enseignants et des membres du personnel. Le bilan communiqué par les autorités faisait état de sept morts au total, dont les deux grands-parents du suspect. Neuf blessés se trouvaient par ailleurs dans un état critique, tandis qu’au moins 23 personnes avaient été blessées.
Au moment de la fusillade, élèves et enseignants ont d’abord eu du mal à comprendre ce qui se passait. Un étudiant de 18 ans a raconté qu’il avait d’abord pensé entendre des pétards ou des bruits provenant d’un objet frappé.
« Au début, je n’ai pas pensé que c’était une arme à feu. Il y a eu beaucoup de coups de feu : bang, bang, bang. Puis le silence. Puis ça a recommencé », a-t-il raconté à Reuters.
Dans la confusion, les élèves et les enseignants ont cherché à se mettre à l’abri. Des scènes de panique et d’émotion ont suivi l’évacuation de l’établissement, alors que les secours prenaient en charge les blessés.
Face à ce drame, le Premier ministre Anutin Charnvirakul a annoncé qu’il discuterait du contrôle des armes à feu avec le chef de la police nationale. Il a également exprimé sa tristesse après une attaque qui constitue l’un des massacres les plus graves enregistrés dans le pays ces dernières années.
Les circonstances exactes et les motivations du jeune suspect restent toutefois à établir. Si la pression liée à sa scolarité est évoquée par le Premier ministre, les autorités n’ont pas encore établi de manière définitive ce qui aurait conduit l’adolescent à préparer puis à exécuter cette attaque.
Ce drame relance également le débat sur la circulation des armes à feu en Thaïlande. Le pays affiche l’un des niveaux de possession civile d’armes les plus élevés d’Asie, selon les données citées par la source.
L’enquête devra désormais déterminer précisément comment un adolescent de 14 ans a pu accéder à l’arme utilisée dans l’attaque et reconstituer les étapes qui ont précédé le drame.
