Jordanie : six condamnés exécutés pour terrorisme et affaires criminelles liées à des attaques contre les forces de sécurité

Jordanie : six condamnés exécutés pour terrorisme et affaires criminelles liées à des attaques contre les forces de sécurité

La Jordanie a procédé dimanche à l’exécution de six personnes reconnues coupables dans différentes affaires de terrorisme et de criminalité grave, toutes liées à des attaques ayant coûté la vie à des membres des forces armées et des services de sécurité du pays.

Selon une déclaration officielle du ministre de la Communication gouvernementale et porte-parole de l’exécutif, Mohammad Al-Momani, rapportée par plusieurs médias locaux, dont Roya News, les exécutions ont été menées à l’aube, après l’épuisement de toutes les voies de recours judiciaires et la confirmation définitive des condamnations.

Le responsable a souligné que les procédures avaient été menées « dans le strict respect de la loi », insistant sur le caractère irrévocable des décisions de justice rendues dans ces dossiers sensibles, qui ont marqué l’opinion publique jordanienne.

Parmi les six personnes exécutées, deux étaient impliquées dans l’affaire dite de la « cellule de Salt », un réseau accusé d’avoir planifié et mis en œuvre des activités terroristes en 2018. Cette opération avait provoqué la mort de plusieurs membres des forces de sécurité, notamment des officiers et des soldats de la Direction de la sécurité publique ainsi que des forces armées jordaniennes.

Une autre condamnation concerne une affaire de terrorisme datant de 2022, dans laquelle un haut gradé des forces de sécurité avait été assassiné lors d’une attaque ciblée, selon les autorités.

Les trois autres exécutés étaient impliqués dans des affaires distinctes liées au trafic de drogue, ayant dégénéré en affrontements armés lors d’opérations policières en 2014, 2017 et 2018. Ces incidents avaient entraîné la mort de plusieurs agents des forces de l’ordre, renforçant la qualification criminelle aggravée retenue par la justice jordanienne.

Ces exécutions interviennent dans un contexte où la Jordanie maintient une politique pénale stricte face aux menaces terroristes et au crime organisé, en particulier dans les zones sensibles du pays, régulièrement confrontées à des trafics transfrontaliers et à des réseaux armés.

Les autorités n’ont pas précisé le lieu exact des exécutions, mais ont confirmé que toutes les garanties légales avaient été respectées avant leur application.

Cette annonce relance, au niveau régional, le débat sur l’usage de la peine capitale dans les affaires de terrorisme et de criminalité organisée, une pratique encore en vigueur dans plusieurs pays du Moyen-Orient malgré les critiques récurrentes des organisations de défense des droits humains.

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