Syrie : 35 morts et 30 blessés dans une collision entre deux bus près de Palmyre
Le bilan de la collision entre deux bus survenue samedi 25 juillet dans le centre de la Syrie s’est considérablement alourdi. Selon l’agence officielle syrienne Sana, citant des responsables du ministère de la Santé, 35 personnes ont perdu la vie et 30 autres ont été blessées dans cet accident survenu sur l’autoroute reliant Damas à Deir ez-Zor, entre les villes de Palmyre et Al-Sukhna.
Les secours, dépêchés rapidement sur les lieux, ont pris en charge les victimes tandis que les blessés ont été transférés vers les hôpitaux de la région. Un précédent bilan faisait état de 19 morts et 27 blessés, avant que les autorités ne révisent le nombre de victimes à la hausse.
D’après le ministère syrien de l’Intérieur, l’un des bus transportait plusieurs membres des forces de sécurité intérieure, alors que le second transportait des passagers civils. Les circonstances précises de la collision n’ont pas encore été officiellement établies et une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes de l’accident.
Des images diffusées par l’agence Sana montrent les deux autocars gravement endommagés au milieu de la chaussée, tandis que les équipes de secours et les forces de sécurité s’affairent autour des carcasses des véhicules pour évacuer les victimes et sécuriser la zone.
L’accident s’est produit dans une région désertique située à l’est de Palmyre, sur un axe routier stratégique reliant la capitale syrienne aux provinces orientales. Cette route, très fréquentée par les transports de voyageurs et de marchandises, traverse de longues étendues isolées où les interventions des secours peuvent s’avérer complexes.
Les autorités n’ont pas précisé si les conditions météorologiques, une défaillance mécanique ou une erreur humaine sont à l’origine du drame. Les investigations devraient permettre de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette collision particulièrement meurtrière.
Ce nouvel accident remet en lumière les défis de la sécurité routière en Syrie, où les infrastructures ont été fortement dégradées par plus d’une décennie de conflit. Les routes endommagées, le manque d’entretien de certains véhicules et les longues distances parcourues sur des axes parfois peu sécurisés contribuent régulièrement à la survenue d’accidents graves.
Les autorités syriennes ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes et assuré que toutes les ressources médicales disponibles avaient été mobilisées pour soigner les blessés, dont plusieurs seraient dans un état critique. Les opérations de secours et d’identification des victimes se poursuivaient encore plusieurs heures après le drame
