L’Algérie quitte la CAN 2025 dans le chaos et la honte : une humiliation sans appel face au Nigeria

L’Algérie quitte la CAN 2025 dans le chaos et la honte : une humiliation sans appel face au Nigeria

Samedi 10 janvier 2026 — Il y a des défaites qui font mal. Et puis il y a des humiliations qui marquent une génération entière. Au Grand Stade de Marrakech, l’Algérie n’a pas simplement perdu son quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations face au Nigeria (0-2). Elle s’est effondrée, sportivement et moralement, dans un mélange de médiocrité, de frustration incontrôlable et d’images indignes qui font honte au football africain.

Il y a des soirs où le football ne pardonne rien. Où il expose, sans filtre, la vérité nue d’une équipe qui n’a plus les armes pour exister au plus haut niveau continental. Dans un Grand Stade de Marrakech glacial malgré la chaleur ambiante, l’Algérie n’a pas simplement été dominée : elle s’est fait démonter, pièce par pièce, par un Nigeria supérieur dans tous les domaines. Le score est presque trompeur. L’écart réel, lui, était abyssal.

Le match a été à sens unique. Dès les premières minutes, les Super Eagles ont imposé leur loi, leur rythme et leur intensité. L’Algérie, elle, avançait la tête basse, figée, incapable de produire le moindre semblant de jeu. Pas de pressing, pas de projection, pas de plan clair. Une sélection sans attaque, sans défense structurée, sans idée directrice, sans identité.

Les chiffres, eux, achèvent le constat sans appel. En quatre-vingt-dix minutes, l’Algérie n’a pas cadré le moindre tir, se contentant de trois tentatives au total, comme une équipe privée de toute ambition offensive. L’indicateur des expected goals parle de lui-même : 0,12 xG, le symbole brutal d’un néant créatif absolu. Dominée dans tous les compartiments, la sélection algérienne n’a tenu le ballon que 32 % du temps, laissant le Nigeria dicter le tempo avec assurance et méthode. Plus glaçant encore, cette rencontre restera comme une anomalie historique : une première mi-temps sans le moindre tir cadré, une première en trente matchs de Coupe d’Afrique des Nations pour l’Algérie.

Au retour des vestiaires, Victor Osimhen a fait basculer la rencontre. À la 47e minute, sa frappe sèche et imparable a transpercé ce qu’il restait d’espoir algérien. Dix minutes plus tard, il s’est mué en passeur décisif pour Akor Adams, venu achever une équipe déjà à terre. Le Nigeria n’avait plus besoin de forcer : il contrôlait, avec le calme d’un adversaire conscient de sa supériorité.

La défense algérienne, souvent présentée comme le dernier rempart de cette sélection, a longtemps retardé l’échéance par des gestes désespérés. Luca Zidane a multiplié les parades de survie. Rayan Aït-Nouri et Ramy Bensebaini ont repoussé l’inévitable autant que possible. Mais on ne gagne pas un quart de finale en résistant. Et on ne survit pas quand il n’y a ni énergie, ni idées, ni caractère.

Après le deuxième but, tout s’est disloqué. Les lignes se sont étirées, les regards se sont fuyants, les changements sont restés sans effet. L’Algérie ne jouait plus : elle subissait, prisonnière de son vide tactique et mental.

Riyad Mahrez, capitaine digne jusqu’au bout, n’a pas cherché d’alibi. En zone mixte, il a livré une phrase froide, définitive :
« Ils ont mieux joué que nous. Point. »

Au final, le Nigeria a logiquement mérité sa qualification, tandis que l’Algérie quitte la CAN 2025 dans le chaos et la honte, la tête basse, avec une nouvelle désillusion continentale depuis son sacre de 2019. Un avertissement brutal pour un football algérien arrivé au bout d’un cycle.

Partager :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *