Algérie – Mondial 2026 : blessures, retours et surprises dans la liste de mars
La prochaine trêve internationale, programmée pour la fin mars, représente la dernière répétition générale avant le coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026. Pour Vladimir Petković et les Verts, chaque décision prend désormais une importance capitale. Après une CAN 2025 où l’Algérie a été éliminée en quarts de finale par le Nigeria (2-0), le sélectionneur est confronté à un délicat équilibre entre continuité et innovation, blessures et retours, pour construire un groupe à la fois solide et compétitif.
Le poste de gardien demeure une zone de vigilance majeure. Luca Zidane semble conforté comme titulaire, malgré une saison difficile en Segunda espagnole, où son club lutte pour le maintien. Derrière lui, le vide se fait sentir : Oussama Benbot a renoncé à sa place, frustré par un rôle de second choix, tandis qu’Anthony Mandrea évolue toujours dans le modeste Caen, 12ᵉ de National.
Pour créer une réelle concurrence, plusieurs noms émergent : Merbah, Chaâl, Hadid, le jeune Yesli ou Bouhalfaya. La Fédération algérienne de football (FAF) envisage également de sécuriser Marvin Mastil, évoluant en D2 suisse. Cette trêve sera donc l’occasion d’intégrer de nouveaux visages et de consolider un poste clé avant le Mondial.
En défense centrale, Zineddine Belaïd, auteur de performances remarquées lors de la CAN, pourrait gagner davantage de temps de jeu. Mohamed Amine Tougaï, malgré quelques critiques, reste une option fiable grâce à sa forme actuelle en club. Les deux seraient épaulés par les incontournables Mandi et Bensebaïni. Cependant, l’absence de Jaouen Hadjam et Samir Chergui ouvre la porte à d’autres profils.
Parmi les candidats : Sohaib Naïr (central exclusivement), Abdelkader Bedrane, Achref Abada, Mohamed Amine Madani ou Chouaib Keddad. Petković devra faire un choix stratégique, probablement limité à un seul central supplémentaire, en fonction de l’état de forme et des besoins tactiques.
L’absence de joueurs clés tels qu’Atal, Belghali, Hadjam ou Chergui plonge l’équipe dans une incertitude inquiétante. Kevin Guitoun pourrait retrouver sa place dans un entrejeu affaibli, tandis que Rafik Messali, encore fragile après sa convalescence, tentera de faire ses débuts dans une équipe qui ne pardonne pas les erreurs. Sur le flanc gauche, Mehdi Dorval et Rayan Aït-Nouri devront couvrir des espaces parfois trop vastes, Dorval pouvant même dépanner à droite, mais toujours dans une situation précaire.
Cette liste de mars pourrait bien révéler les limites du groupe. Entre blessures persistantes, joueurs en reprise et expérimentations forcées, chaque choix de Petković devient un pari risqué. À quelques mois du Mondial 2026, l’Algérie semble marcher sur un fil : une préparation fragile, où la moindre erreur pourrait compromettre ses ambitions sur la scène mondiale.
