Algérie : Farid Chaâl, une sortie médiatique teintée de frustration
À 31 ans, Farid Chaâl, gardien du CR Belouizdad, a exprimé sa colère après la qualification de son club en demi-finale de la Coupe de la Confédération CAF. Titulaire avec l’équipe A’ lors de la Coupe arabe FIFA 2025 sous Madjid Bougherra, il espérait rejoindre le groupe A de Vladimir Petkovic pour le rassemblement de mars 2026. Son absence de la liste a visiblement déclenché cette sortie médiatique.
Le 21 mars 2026, le CR Belouizdad a arraché sa qualification face à Al Masry (0-0 au retour, après 1-1 à l’aller), grâce à une prestation solide de Chaâl, qui a préservé sa cage inviolée. Mais en zone mixte, il a mêlé patriotisme et ironie mordante, alternant déclaration officielle et critique voilée.
D’abord, Chaâl a rappelé son attachement à la sélection :« L’équipe nationale appartient à tout le monde. Nous aimons notre pays. Si l’on fait appel à nous, on répond présent, sinon on continue à travailler. »
Puis, le ton s’est durci, laissant transparaître une pique envers le staff :« Que Dieu guide ceux qui établissent la liste. Je pense même faire partie de la liste élargie. À celui qui est responsable des joueurs locaux, je dis qu’il y a plusieurs gardiens qui se distinguent. »
Pour les matchs amicaux de mars 2026 contre le Guatemala et l’Uruguay, Petkovic a convoqué quatre gardiens européens : Luca Zidane, Anthony Mandrea, Melvin Mastil et Kilian Belazzoug. Aucun portier évoluant exclusivement en Algérie n’a été retenu.
Malgré une saison solide et son rôle clé dans la qualification historique en demi-finale de la C2 africaine, Chaâl ne figure pas parmi le top 3 des gardiens algériens, derrière Gaya Merbah, Alexis Guendouz et Zakaria Bouhalfaya. Avec son gabarit imposant (1,96 m) et son expérience, il possède des atouts, mais peine à s’imposer face à une concurrence mieux armée pour le très haut niveau.
Cette sortie a suscité un vif débat. Si certains comprennent sa frustration, beaucoup jugent la forme maladroite : ironie et critique indirecte sont perçues comme une pression médiatique mal calibrée, voire teintée de prétention. Dans un contexte où Petkovic cherche à bâtir un groupe uni, ce type de déclaration risque surtout de fermer des portes plutôt que de les ouvrir.
