Cyclisme : le Tour d’Algérie 2026 s’élance dans la mainmise de Yorben Lauryssen sur la première étape et le maillot jaune
Le Tour d’Algérie cycliste 2026 a démarré de la plus classique des manières pour une course par étapes : un sprint massif, une arrivée groupée… et un premier leader déjà bien installé dans la lumière. À Oran, sur une boucle de 126,7 kilomètres disputée à vive allure, le Belge Yorben Lauryssen (Tarteletto Isorex) s’est imposé avec autorité, s’adjugeant à la fois la victoire d’étape et le premier maillot jaune de cette édition.
Dans un final parfaitement maîtrisé, Lauryssen a su se positionner au moment décisif pour dominer l’emballage concluant, bouclant l’épreuve en 3 h 05 min 43 s. Il devance le Sud-Africain Erasmus Alexander et le Lituanien Skrapcis Jebabs Olivers, tous crédités du même temps, confirmant la densité d’un peloton immédiatement compétitif.
Au-delà de la victoire, le coureur belge réalise une entame presque parfaite. En plus du maillot jaune de leader du classement général, il s’empare également du maillot vert du classement par points, ainsi que du maillot bleu de l’étape. Une démonstration de puissance et de régularité qui installe d’emblée sa formation au centre du jeu.
Si la victoire est revenue à un coureur européen, les coureurs algériens n’ont pas tardé à se signaler. Très actif tout au long de la journée, Hamza Yacine a animé la course en multipliant les tentatives d’échappée. Ses efforts sont récompensés par le maillot du coureur le plus combatif, symbolisé par les couleurs noir et orange.
La Fédération algérienne de cyclisme a rappelé l’ambition de cette édition 2026 : élever le niveau sportif de l’épreuve tout en valorisant les territoires traversés. Le parcours, long de 1 697,6 kilomètres répartis sur dix étapes, relie neuf wilayas : Oran, Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Chlef, Aïn Defla, Blida, Alger et Tizi Ouzou.
Entre littoral, plateaux et reliefs montagneux, le tracé promet une course complète, où les sprinteurs devront céder progressivement la place aux puncheurs et grimpeurs.
La deuxième étape, programmée entre Oran et Tlemcen sur 152,5 kilomètres, s’annonce nettement plus sélective. Les premières difficultés devraient redistribuer les cartes et tester la solidité du maillot jaune belge, dans une course qui, à peine commencée, semble déjà promise à une lutte ouverte.
