Scandale dans le football algérien : Les trois ex-présidents de la FAF, Zetchi, Amara et Zefizef, rattrapés par une vaste affaire de corruption
Le football algérien est une nouvelle fois éclaboussé par un scandale judiciaire d’une ampleur exceptionnelle. Trois anciens présidents de la Fédération algérienne de football (FAF) — Kheireddine Zetchi, Charaf Eddine Amara et Djahid Zefizef — se retrouvent aujourd’hui au centre d’une vaste procédure pour des faits présumés de corruption, de détournement de fonds publics et de blanchiment d’argent.
L’enquête menée par le pôle économique et financier de Sidi M’hamed a déjà conduit à l’audition de plus de quinze personnes, dont plusieurs anciens cadres de la FAF. Les investigations portent sur la gestion financière de l’organisation de grandes compétitions internationales, notamment le Championnat d’Afrique des nations des joueurs locaux et la CAN des moins de 17 ans.
Au fil des auditions, les enquêteurs ont mis en évidence une série d’irrégularités présumées dans la passation de contrats, l’utilisation de fonds publics et la gestion de certaines dépenses fédérales.
Au cœur des accusations figurent des contrats conclus en dehors des procédures réglementaires, des recours à des prestataires étrangers sans appels d’offres conformes, ainsi que des dépenses jugées excessives dans l’hébergement, la restauration et la logistique des événements sportifs. L’enquête évoque également des primes versées en devises, des conventions commerciales sensibles et des opérations financières susceptibles d’avoir généré des avantages indus pour certains tiers.
Kheireddine Zetchi est notamment cité pour avoir signé plusieurs accords jugés irréguliers, tandis que Charaf Eddine Amara et Djahid Zefizef sont poursuivis pour ne pas avoir remis en cause ou annulé des contrats déjà en vigueur, malgré les alertes et les contestations internes.
Après la clôture de l’instruction, le dossier devrait être transmis pour programmation d’un procès. Une étape cruciale qui pourrait lever le voile sur les zones d’ombre d’une gestion qui, selon les éléments de l’enquête, aurait largement dépassé le simple cadre des irrégularités administratives.
