Handball algérien : une nouvelle alerte face à la Tunisie (27-25)
La sélection de handball d’Algeria national handball team a de nouveau cédé face à l’Tunisia national handball team (27-25) lors du deuxième match amical entre les deux formations. Ce nouveau revers confirme une série d’alertes préoccupantes autour du chantier en cours dirigé par le sélectionneur espagnol Raúl Sanguino.
Le premier test, largement perdu (40-30), avait déjà mis en évidence de nombreuses fragilités. Cette seconde confrontation, malgré un écart réduit, ne modifie pas le constat : manque de discipline tactique, pertes de balle répétées et fébrilité dans les moments décisifs persistent.
Le déroulement du match illustre ces limites. Bien entrés dans la rencontre (6-5 à la 15e minute), les Algériens ont connu un passage difficile entre la 18e et la 24e minute. Deux exclusions et plusieurs erreurs techniques ont permis à la Tunisie de prendre l’avantage (12-8). Un sursaut en seconde période a ramené l’écart à 20-19 à la 48e minute, sans toutefois permettre de renverser la tendance.
Les dernières minutes ont mis en lumière la solidité du gardien tunisien, auteur de 13 arrêts, mais surtout les difficultés offensives algériennes dans les moments clés. Trop de pertes de balle (17 au total), des tirs précipités et une mauvaise gestion des supériorités numériques ont pesé lourd.
Les jeunes éléments ont montré de l’envie et de l’audace, mais trop souvent au détriment de la maîtrise. Les joueurs expérimentés n’ont pas réussi à stabiliser le rythme ni à imposer une vraie organisation dans les temps faibles.
Le sélectionneur Raul Sanguino parle de « progrès par séquences », tout en soulignant un manque de rigueur incompatible avec le haut niveau. Dans le vestiaire, le même constat revient : absence d’automatismes et fragilité collective.
Ces matchs amicaux révèlent un chantier encore instable à l’approche des échéances à venir. Le staff fait face à un choix délicat : poursuivre la reconstruction autour de la jeunesse ou renforcer immédiatement le groupe avec davantage d’expérience.
Dans les deux cas, le risque demeure. Une continuité sans correction pourrait installer une spirale négative, tandis qu’un retour massif aux cadres ralentirait la transition en cours.
