MC Oran : le rêve africain s’éloigne, les regrets s’accumulent
Après onze longues années d’absence, le retour du MC Oran sur la scène africaine semblait enfin à portée de main. Mais la défaite face au CR Belouizdad est venue briser net cet espoir, dans un match où les Oranais ont payé au prix fort leurs limites, leur irrégularité et un manque de maîtrise dans les moments décisifs.
Au stade Nelson-Mandela, les Rouge et Blanc ont rapidement été confrontés à la réalité du haut niveau. Dominés dans l’organisation et dans l’intensité, ils ont longtemps couru derrière le ballon face à un adversaire plus structuré, plus lucide et surtout plus constant dans ses intentions. Malgré quelques séquences offensives, le MCO a peiné à exister dans le dernier tiers du terrain, manquant de précision et d’impact pour réellement inquiéter la défense du Chabab.
La première période a mis en lumière une fragilité persistante dans la construction du jeu. Même les retours attendus, à l’image de certaines individualités censées apporter du poids offensif, n’ont pas suffi à inverser la tendance. Menés au score avant la pause, les Oranais gardaient pourtant un mince fil d’espoir, nourri par leur capacité, parfois démontrée cette saison, à renverser des situations compromises.
Au retour des vestiaires, le scénario a brièvement semblé leur sourire. Plus agressifs, plus engagés, les joueurs du Mouloudia ont réussi à revenir dans la partie grâce à une égalisation qui a relancé le suspense et redonné de l’oxygène à un groupe sous pression. À ce moment-là, le rêve africain semblait encore vivant.
Mais le tournant du match est arrivé brutalement. L’expulsion d’un joueur d’El Hamri, sur une intervention mal maîtrisée, a complètement déséquilibré l’équipe. Réduits à dix, les Oranais ont perdu en discipline tactique et en capacité de résistance. Un désordre que le CR Belouizdad n’a pas tardé à exploiter, reprenant l’avantage avec réalisme et expérience dans les derniers instants de la rencontre.
Cette défaite s’inscrit dans une série de rendez-vous manqués qui coûtent cher au MCO. Comme lors du revers à Sétif, les mêmes failles réapparaissent : manque de constance, fragilité mentale dans les moments clés et incapacité à gérer les matchs à haute tension. Malgré une phase retour par moments encourageante, l’équipe n’a pas su transformer ses promesses en résultats durables.
