Coupe du monde 2026 : les États-Unis, le Canada et le Mexique renforcent leur bouclier sanitaire face à la menace Ebola
À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les trois pays organisateurs — les États-Unis, le Canada et le Mexique — ont annoncé une coordination sans précédent de leurs politiques sanitaires afin de faire face à la menace représentée par l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’Afrique centrale.
Cette décision intervient après que l’Organisation mondiale de la santé a officiellement déclaré, r, que l’épidémie en République démocratique du Congo constituait une « urgence de santé publique de portée internationale », son plus haut niveau d’alerte. L’organisation a également averti qu’il existait un risque élevé de propagation vers les pays voisins, notamment l’Ouganda et le Soudan du Sud.
Les États-Unis ont adopté les mesures les plus strictes. Washington a d’abord interdit l’entrée sur son territoire aux ressortissants étrangers ayant récemment séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud. Les Centers for Disease Control and Prevention ont ensuite étendu ces restrictions aux détenteurs de cartes de résidence permanente ayant effectué un séjour dans ces pays au cours des vingt et un derniers jours.
De son côté, le Canada a instauré une interdiction temporaire d’entrée de 90 jours visant les ressortissants des trois pays africains concernés. Au Mexique, les autorités ont privilégié une stratégie de contrôle renforcé. Le ministre de la Santé, David Kershenobich, a annoncé l’intensification des dépistages dans les principaux aéroports internationaux du pays. Les autorités recommandent également d’éviter tout déplacement vers la RDC et imposent une période de surveillance sanitaire de 21 jours aux voyageurs en provenance des régions affectées.
La Coupe du monde, qui doit se dérouler dans seize villes réparties entre les trois pays nord-américains, s’annonce comme l’édition la plus vaste de l’histoire avec 48 sélections participantes et plusieurs millions de spectateurs attendus sur l’ensemble de la compétition.
Face à cette menace, les gouvernements nord-américains cherchent à concilier ouverture internationale et vigilance sanitaire, dans un contexte où la réussite du Mondial 2026 dépendra autant de l’organisation sportive que de la capacité des autorités à garantir un environnement sûr pour les joueurs, les officiels et les supporters venus du monde entier.
