MC Alger : le départ de Larbi Tabti officialisé, la fin discrète d’un joueur de l’ombre
Le MC Alger a acté, presque sans bruit, la fin de l’histoire avec Larbi Tabti. Une séparation officielle, annoncée dans un communiqué mesuré, mais qui laisse derrière elle une impression plus silencieuse qu’elle n’y paraît : celle d’un départ de plus dans une mécanique sportive où les cycles s’enchaînent sans attendre.
Aucun éclat, , seulement la froide logique du football professionnel. Le contrat est arrivé à son terme, et le club n’a pas jugé nécessaire d’ouvrir un nouveau chapitre. Tabti s’en va, comme tant d’autres avant lui, par la porte ordinaire des fins programmées.
À 33 ans, Larbi Tabti quitte le MC Alger après deux ans et demi passés dans l’ombre d’un effectif où les projecteurs étaient rarement braqués sur lui. Milieu de terrain travailleur, discipliné, utile sans être indispensable, il faisait partie de ces joueurs dont on mesure surtout l’absence une fois qu’ils disparaissent.
Arrivé en provenance de l’ES Sétif, il n’aura jamais réellement occupé le premier plan. Ni statut de star, ni rôle de leader, mais une présence constante, presque effacée, dans un collectif où la concurrence ne laisse que peu d’espace aux trajectoires discrètes.
Avant le MCA, Tabti a connu plusieurs étapes du football algérien, passant par le CR Belouizdad, l’USM Bel Abbès et l’ASM Oran, où il avait lancé sa carrière professionnelle.
Un parcours fait de constance, mais sans rupture. Pas de pic spectaculaire, pas de consécration individuelle marquante. Juste une longue traversée dans le championnat, au rythme des clubs et des changements d’entraîneurs.
À ce stade de sa carrière, Larbi Tabti entre dans cette zone grise du football où les joueurs expérimentés deviennent des options de rotation, des solutions temporaires pour des équipes en quête d’équilibre.
Des clubs comme le MC Oran suivraient sa situation, mais sans urgence particulière. Le marché est dur, sélectif, souvent ingrat pour les profils intermédiaires, trop expérimentés pour être projetés, pas assez dominants pour être indispensables.
