Coupe du monde 2026 : Infantino défend les pauses hydratation face aux critiques
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est monté au créneau pour défendre l’instauration des pauses hydratation obligatoires lors de la Coupe du monde 2026, assurant que cette mesure répond exclusivement à des impératifs sportifs et sanitaires, et non à une volonté d’augmenter les revenus commerciaux de l’instance mondiale du football.
Introduites aux 22e et 67e minutes de chaque rencontre, ces interruptions de trois minutes ont rapidement provoqué un débat animé depuis le début du tournoi. Si la FIFA justifie cette décision par la nécessité de protéger les joueurs face aux fortes chaleurs qui touchent plusieurs villes nord-américaines, certains acteurs du football y voient une rupture avec le rythme traditionnel du jeu.
Les critiques se sont notamment multipliées autour du fait que ces pauses offrent aux diffuseurs des espaces supplémentaires pour insérer des séquences publicitaires. Une situation qui a alimenté les soupçons d’une influence commerciale derrière une mesure officiellement présentée comme une protection des joueurs.
« Il n’y a pas de revenus supplémentaires pour la FIFA, car tous les accords commerciaux ont été conclus bien avant », a affirmé Infantino, estimant que la question était avant tout liée aux conditions de jeu et à l’équité entre les équipes.
Pour le patron de la FIFA, l’enjeu principal est de garantir que toutes les sélections puissent évoluer dans des conditions similaires. Selon lui, il serait injuste qu’une équipe puisse bénéficier d’un temps de récupération supplémentaire dans un match disputé sous une forte chaleur, tandis qu’une autre n’aurait pas cette possibilité dans un environnement plus favorable.
« La Coupe du Monde se déroule sur 39 jours, avec des équipes pouvant jouer jusqu’à huit matchs. Avoir un moment de repos est extrêmement important », a expliqué Infantino, rappelant la densité exceptionnelle du calendrier.
Mais cette justification ne convainc pas tout le monde. Plusieurs entraîneurs ont estimé que ces interruptions modifiaient profondément l’identité du football. Le sélectionneur anglais Thomas Tuchel a notamment considéré que ces pauses « interrompent et changent la nature du match », tandis que Marcelo Bielsa a regretté une fragmentation excessive du jeu.
D’autres voix, comme celles de Luis de la Fuente ou du capitaine néerlandais Virgil van Dijk, reconnaissent la nécessité de protéger les joueurs lors des périodes de forte chaleur, tout en soulignant que la règle semble moins pertinente dans des stades climatisés ou lorsque les températures sont plus modérées.
