Mondial 2026 : le président de la Fédération saoudienne jette l’éponge

Mondial 2026 : le président de la Fédération saoudienne jette l’éponge

Le président de la Fédération saoudienne de football, Yasser al‑Misehal, a annoncé dimanche 28 juin sa démission, quelques jours après l’élimination prématurée de l’Arabie saoudite dès le premier tour de la Coupe du monde 2026. Un départ qui intervient dans un contexte de forte pression, alors que les attentes étaient très élevées autour de cette sélection engagée dans un projet de montée en puissance depuis plusieurs années.

Les « Faucons verts » ont terminé derniers du groupe H avec seulement deux points, après deux nuls face à l’Uruguay (1‑1) et au Cap‑Vert (0‑0), avant une lourde défaite contre l’Espagne (4‑0) qui a définitivement scellé leur sort. Ce parcours décevant a ravivé les critiques sur la capacité de l’équipe à franchir un cap dans les grandes compétitions internationales.

« L’échec de l’équipe nationale à se qualifier pour le prochain tour est un résultat en dessous de toutes nos ambitions, et j’en assume l’entière responsabilité », a déclaré Yasser al‑Misehal. Par cette prise de position, le dirigeant reconnaît un revers majeur pour un projet sportif présenté depuis plusieurs années comme l’un des symboles de la transformation du royaume.

À la tête de la Fédération depuis sept ans, Al‑Misehal a occupé une place centrale dans la montée en puissance du football saoudien. Il a notamment joué un rôle important dans la candidature du royaume à l’organisation de la Coupe du monde 2034, un événement considéré comme un levier stratégique dans la politique d’ouverture et de diversification économique menée par les autorités saoudiennes.

Cette démission intervient dans un climat d’attentes particulièrement fortes. L’Arabie saoudite disputait sa troisième Coupe du monde consécutive et espérait confirmer les progrès affichés ces dernières années, portés par des investissements massifs dans le championnat national et par l’arrivée de grandes stars internationales. Mais les résultats sur le terrain ont mis en évidence des fragilités persistantes, déjà apparues avant le tournoi.

Le départ du sélectionneur français Hervé Renard, après des contre-performances enregistrées en amont de la compétition, avait déjà souligné les tensions et les incertitudes entourant la sélection. Avec la démission d’Al‑Misehal, la Fédération saoudienne entre désormais dans une nouvelle phase d’incertitude, au moment où il lui faut à la fois restaurer la confiance, redresser les performances sportives et préparer l’avenir.

Le prochain dirigeant aura la lourde tâche de remettre le projet sur les rails. Il devra répondre aux attentes d’un pays qui veut faire du Mondial 2034 une vitrine mondiale de son ambition sportive, mais aussi prouver que les investissements consentis peuvent se traduire par des résultats durables sur le terrain

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