Énorme polémique au Mondial 2026 : Londres exige une enquête de la FIFA après la banderole des joueurs argentins sur les Malouines

Énorme polémique au Mondial 2026 : Londres exige une enquête de la FIFA après la banderole des joueurs argentins sur les Malouines

La qualification de l’Argentine pour la finale de la Coupe du monde 2026, obtenue aux dépens de l’Angleterre (2-1), est désormais éclipsée par une vive controverse diplomatique. Au lendemain de la demi-finale disputée à Atlanta, le gouvernement britannique a officiellement demandé à la FIFA d’ouvrir une enquête après l’apparition d’une banderole affirmant que « Les Malouines sont argentines », brandie par plusieurs joueurs de l’Albiceleste au coup de sifflet final.

La scène, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre plusieurs internationaux argentins célébrant leur victoire avec cette banderole avant que Giovani Lo Celso ne la dépose sur la pelouse. Ce geste, hautement symbolique, fait directement référence au différend territorial opposant depuis des décennies l’Argentine et le Royaume-Uni autour des îles Malouines – Falklands pour les Britanniques.

Selon Londres, cette manifestation pourrait constituer une infraction au règlement de la FIFA, qui interdit toute démonstration à caractère politique dans les stades lors des compétitions qu’elle organise.

Le gouvernement britannique n’a pas tardé à réagir. Un porte-parole de Downing Street a lancé une pique à l’Albiceleste en déclarant :

« La Coupe du monde n’est peut-être pas à nous, mais les îles Falklands le sont assurément. »

Quelques heures plus tôt, le ministre britannique des Entreprises et du Commerce, Peter Kyle, avait dénoncé une « violation flagrante » des règles de la FIFA et appelé l’instance mondiale à mener une « enquête minutieuse » afin de déterminer si des sanctions doivent être prises.

Le différend sur les Malouines reste l’un des sujets les plus sensibles entre les deux pays. Situé à environ 600 kilomètres des côtes argentines, l’archipel a été le théâtre de la guerre de 1982, un conflit de 74 jours qui a coûté la vie à 649 soldats argentins et 255 militaires britanniques.

Malgré sa défaite, Buenos Aires continue de revendiquer la souveraineté sur ces îles, tandis que Londres considère le dossier comme définitivement clos.

Face à l’ampleur prise par la polémique, le président argentin Javier Milei a tenté d’apaiser les tensions. Sans condamner directement les joueurs, il a rappelé que la question des Malouines devait être traitée sur le terrain diplomatique.

« Ne mélangeons pas les choses. Les Malouines se récupèrent avec une diplomatie avisée et non avec des gestes de patriotisme bon marché. Ce n’est qu’un match de football », a-t-il déclaré sur Radio Mitre.

Le chef de l’État a néanmoins salué la qualification de l’Argentine pour la finale, estimant qu’il s’agissait d’« une étape glorieuse » pour la sélection nationale.

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