Football : la Fédération sud-coréenne soupçonnée d’avoir payé des faveurs sexuelles à des arbitres
La Fédération sud-coréenne de football est au cœur d’un scandale après les révélations de la chaîne de télévision JTBC. Selon une enquête du média sud-coréen, la KFA aurait financé des services sexuels au bénéfice d’arbitres internationaux et de superviseurs avant plusieurs rencontres qualificatives pour la Coupe du monde et les Jeux olympiques, en 2011 et 2012.
L’enquête s’appuie notamment sur un rapport d’audit du ministère sud-coréen de la Culture, des Sports et du Tourisme, ainsi que sur des relevés de paiements effectués avec des cartes bancaires professionnelles de la Fédération. Des centaines de milliers de wons auraient été dépensés dans des établissements de massage et des maisons closes les jours précédant certaines rencontres ou le jour même des matches.
JTBC cite notamment une dépense de 198 000 wons, effectuée le 14 mars 2012 dans un salon de massage chinois situé dans le quartier de Gangnam, à Séoul. D’après le ministère, cette somme aurait servi à financer des faveurs sexuelles pour un superviseur chargé de veiller à ce que les arbitres ne bénéficient d’aucun divertissement inapproprié.
Trois matches qualificatifs pour les Jeux olympiques et la Coupe du monde seraient concernés par cette affaire. Les révélations soulèvent de sérieuses interrogations sur les pratiques de la Fédération et sur l’intégrité des compétitions internationales disputées à cette période.
Dans une réaction relayée par les médias sud-coréens, la KFA a reconnu qu’un « incident regrettable » avait pu se produire, tout en soulignant que les faits remontaient à quinze ans. La Fédération affirme également que ses documents ne sont conservés que pendant cinq ans, ce qui l’empêcherait de fournir davantage de détails sur les circonstances exactes de l’affaire.
La KFA assure toutefois avoir depuis renforcé ses procédures internes et mis en place des règles de gestion plus strictes. Ces explications ne suffisent pas à éteindre la polémique, alors que le football sud-coréen est déjà confronté à plusieurs controverses liées à sa gouvernance.
