Hull City : Belloumi moins bien payé que les stars de la Ligue 1 algérienne

Hull City : Belloumi moins bien payé que les stars de la Ligue 1 algérienne

Malgré des débuts remarqués en Angleterre, Mohamed Bachir Belloumi perçoit un salaire inférieur à celui de plusieurs vedettes du championnat algérien. Un paradoxe qui relance le débat sur les rémunérations extravagantes pratiquées par les clubs locaux.

Mohamed Bachir Belloumi enchaîne les performances convaincantes sous les couleurs de Hull City. Avec trois buts et deux passes décisives en sept rencontres de Premier League, l’international algérien s’impose comme l’une des révélations de la saison. Son efficacité offensive et sa capacité à peser sur les rencontres lui permettent de gagner progressivement en visibilité. Mais derrière cette réussite sportive se cache une réalité financière surprenante : malgré son expérience du football anglais, l’attaquant percevrait une rémunération inférieure à celle de plusieurs joueurs évoluant dans le championnat algérien.

Selon les chiffres avancés, Belloumi toucherait environ 15 000 livres sterling par semaine, soit près de 60 000 livres par mois. Une rémunération qui le placerait parmi les joueurs les moins bien payés de l’effectif de Hull City, malgré ses prestations encourageantes. Si ce montant reste conséquent à l’échelle de nombreux salariés, il apparaît relativement modeste au regard des sommes distribuées dans certains clubs algériens.

La comparaison devient particulièrement frappante lorsqu’on convertit son salaire au taux de change officiel. Les revenus mensuels de Belloumi dépasseraient légèrement le milliard de centimes, mais resteraient inférieurs à ceux de plusieurs joueurs de Ligue 1. Yousri Bouzok, au CR Belouizdad, percevrait ainsi près de 1,8 milliard de centimes par mois, tandis qu’Aymen Mahious, à la JS Kabylie, toucherait environ 1,6 milliard, selon les estimations rapportées.

L’écart soulève une question dérangeante pour le football algérien : comment expliquer que des joueurs évoluant dans un championnat aux moyens et à l’exposition internationale bien moindres puissent bénéficier de rémunérations supérieures à celles d’un international algérien qui évolue en Angleterre ?

Au-delà du cas Belloumi, cette comparaison remet sur la table la politique salariale de plusieurs clubs algériens, souvent prêts à consentir des dépenses considérables pour attirer des joueurs confirmés ou rapatrier des talents ayant évolué à l’étranger. Ces investissements peuvent renforcer la compétitivité des équipes et attirer le public, mais ils interrogent aussi sur leur rentabilité sportive, les ressources mobilisées et la capacité des clubs à construire des modèles économiques durables.

Le paradoxe est d’autant plus frappant que l’expérience européenne demeure une référence dans le parcours de nombreux footballeurs algériens. L’exposition médiatique, l’intensité de la compétition et les perspectives de progression offertes par les championnats étrangers sont généralement considérées comme des atouts majeurs pour une carrière. Pourtant, ces avantages ne se traduisent pas systématiquement par un salaire supérieur à celui proposé par certains clubs locaux.

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