Marché pétrolier : le cours du baril oscille entre incertitudes sur l’Iran et l’Ukraine
Londres, lundi 16 février 2026 – Les cours du pétrole restent quasi stables ce lundi, suspendus aux négociations diplomatiques sur le nucléaire iranien et sur le conflit en Ukraine, alors que certaines informations laissent entrevoir une possible reprise des hausses de production de l’OPEP+.
Vers 10h25 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril reculait légèrement de 0,15 % à 67,65 dollars, tandis que son équivalent américain, le West Texas Intermediate pour livraison en mars, cédait 0,21 % à 62,76 dollars.
L’émissaire de la Maison Blanche, Steve Witkoff, accompagné du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, se rendra cette semaine à Genève pour rencontrer les négociateurs iraniens concernant le programme nucléaire de Téhéran, a confirmé dimanche la Maison Blanche.
Selon Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, « le marché attendra des nouvelles de ces discussions avant de se prononcer davantage ».
Vendredi, Donald Trump a annoncé l’envoi « très prochain » d’un second porte-avions américain dans la région et a suggéré qu’un renversement du régime iranien « semble être la meilleure issue possible ». Malgré ces tensions, Rasmussen juge que « le risque d’un conflit armé à court terme reste faible », le président américain cherchant à éviter une hausse des prix de l’énergie à l’approche des élections de mi-mandat.
Une escalade militaire dans le Golfe, région stratégique pour le pétrole, provoquerait une flambée des cours, tandis qu’un accord sur le nucléaire iranien ferait disparaître une partie de la prime de risque qui alimente déjà le marché.
Parallèlement, le marché suit de près les discussions sur une résolution de la guerre en Ukraine. Après les négociations avec l’Iran, les envoyés américains devraient également participer aux pourparlers entre la Russie et l’Ukraine à Genève, même si les perspectives d’une fin rapide de ce conflit, qui dure depuis près de quatre ans, semblent limitées, soulignent les analystes de DNB Carnegie.
Enfin, certains membres de l’OPEP+ estiment que le marché pourrait absorber une nouvelle hausse de leur production, après que le groupe a suspendu ses ajouts de production au premier trimestre en raison d’une offre jugée trop abondante. Leur décision finale pourrait toutefois dépendre de l’attitude du président américain face à l’Iran, précisent les experts.
