Les États-Unis, sous l’administration Trump, exigent que le président Miguel Diaz-Canel quitte ses fonctions.
La Havane – L’administration américaine cherche à ce que le président cubain Miguel Diaz-Canel envisage son départ, selon le New York Times, qui cite plusieurs sources proches des négociations bilatérales. Cette initiative intervient dans le cadre de discussions entre les deux pays, médiées par le Vatican, portant notamment sur la réforme économique de l’île.
« Selon ces sources, les Américains ont exprimé aux négociateurs cubains qu’un changement de président pourrait faciliter la mise en œuvre de réformes, mais la décision finale reste entre les mains de La Havane », précise le quotidien. Âgé de 65 ans et au pouvoir depuis 2018, Miguel Diaz-Canel est considéré comme un conservateur attaché au statu quo du régime communiste qui dirige Cuba depuis plus de six décennies.
Pour Washington, un éventuel départ du président constituerait un levier pour accélérer les réformes économiques structurelles, alors que l’île traverse une crise énergétique et économique majeure, accentuée par l’interruption des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela et par le blocus de facto imposé depuis janvier. Ces difficultés ont provoqué des pannes électriques répétées, affectant La Havane et une grande partie du pays, ainsi que le rationnement du carburant et des perturbations dans la vie quotidienne des 9,6 millions d’habitants.
En parallèle, La Havane a commencé à libérer des prisonniers politiques conformément à l’accord avec le Vatican et a annoncé des mesures d’ouverture économique. Les Cubains résidant à l’étranger pourront désormais investir et créer des entreprises sur l’île, a déclaré Oscar Perez-Oliva Fraga, ministre du Commerce extérieur et vice-Premier ministre, soulignant la volonté de Cuba de développer « des relations commerciales fluides » avec les États-Unis.
Donald Trump, de son côté, continue de multiplier les déclarations percutantes, évoquant la possibilité d’un accord imminent ou d’autres mesures si nécessaire. Cette rhétorique illustre la volonté américaine de voir des changements concrets, tout en laissant La Havane gérer le processus selon ses propres choix politiques.
