Algerie-France : Alger convoque le chargé d’affaires français après la prolongation de la détention d’un agent consulaire
Alger, 27 mars 2026 – Le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué jeudi 26 mars le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger pour protester contre le renouvellement, pour une durée d’un an supplémentaire, de la détention provisoire d’un agent consulaire algérien en France.
Dans un communiqué publié peu après, la diplomatie algérienne a élevé « dans les termes les plus fermes » une protestation contre cette décision judiciaire, qualifiée de « difficilement justifiable » et « inacceptable ». Alger estime que cette prolongation viole le statut protégé de l’agent au titre de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963. Le ministère a également dénoncé le « traitement inqualifiable » subi par l’intéressé, évoquant des conditions d’isolement et des pressions psychologiques révélées lors d’une visite consulaire autorisée le 17 mars.
L’agent consulaire algérien est en détention provisoire depuis avril 2025. Il est mis en examen par la justice française, avec d’autres suspects, dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement et la séquestration, fin avril 2024 en région parisienne, de l’influenceur et opposant politique algérien Amir Boukhors, dit Amir DZ. Ce dernier, réfugié en France et bénéficiaire de l’asile politique, avait été retenu pendant une vingtaine d’heures avant d’être libéré. Le parquet national antiterroriste français a ouvert une information judiciaire pour « arrestation, enlèvement et séquestration en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
Pour les autorités algériennes, cette affaire relève d’une instrumentalisation politique destinée à porter atteinte à un agent protégé par son statut consulaire. Pour Paris, elle concerne des faits graves commis sur le territoire français, sur lesquels la justice doit pouvoir se prononcer sans entrave.
Cette convocation intervient alors que les relations franco-algériennes connaissaient une timide phase de dialogue, notamment après la visite en février du ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez. Elle risque de compliquer les efforts de normalisation entre les deux capitales, déjà régulièrement secouées par des crises diplomatiques, mémorielles, migratoires ou énergétiques.
Le ministère algérien a averti que la décision française « aura inévitablement des conséquences sur le cours normal des relations algéro-françaises », sans préciser pour l’heure la nature des mesures envisagées.
Cette convocation n’est pas une fin. Elle n’est que le début d’un nouveau chapitre sombre dans une histoire déjà trop chargée de rancœurs, de trahisons et de coups bas. Dans les couloirs obscurs du pouvoir, les compteurs continuent de tourner. Cette convocation n’est pas une fin. Elle n’est que le début d’un nouveau chapitre sombre dans une histoire déjà trop chargée de rancœurs, de trahisons et de coups bas. Dans les couloirs obscurs du pouvoir, les compteurs continuent de tourner. Chaque geste diplomatique, chaque communiqué officiel, chaque décision judiciaire se transforme en un maillon supplémentaire d’une chaîne qui enferme les relations franco-algériennes dans un cercle vicieux.
