Inondations dévastatrices : quand le régime des généraux algériens répond par la matraque aux cris des sinistrés

Inondations dévastatrices : quand le régime des généraux algériens répond par la matraque aux cris des sinistrés

Les crues dévastatrices qui ont frappé plusieurs wilayas algériennes, notamment Relizane, Chlef et Tiaret au cours de janvier et février 2026, dépassent largement le cadre d’une catastrophe naturelle. Elles ont mis à nu la brutalité d’un pouvoir qui ne connaît que la langue de la force, des matraques et des expulsions, même face à la détresse humaine la plus profonde.

Tandis que les eaux engloutissent les modestes habitations et emportaient les rêves fragiles de familles entières, les citoyens sinistrés attendaient un geste de solidarité, une aide concrète. Ils ont souvent reçu à la place les coups des forces de l’ordre, sans distinction d’âge ni de vulnérabilité : vieillards incapables de se mouvoir, mères désespérées ayant perdu leur toit, ou enfants terrifiés par la vue des soldats de leur propre pays les pourchassent jusque dans les couloirs des écoles.

Une fois leurs maisons réduites à des amas de boue, les sinistrés n’ont eu d’autre choix que de chercher refuge dans les établissements publics – écoles et universités – pour trouver un simple abri sec contre le froid nocturne et l’insécurité des rues. Au lieu de décréter l’état d’urgence pour les secourir, les autorités ont préféré mobiliser les forces de sécurité pour « nettoyer » ces lieux des victimes elles-mêmes.

Des vidéos amateurs, tournées au péril de leur vie par de jeunes citoyens, ont circulé massivement sur les réseaux sociaux. Elles montrent des policiers et des militaires investissant les tentes installées dans les cours et les corridors, armés non de couvertures ou de vivres, mais de bâtons et de violence verbale. Des images insoutenables capturent des vieillards traînés comme des criminels malgré leur âge et leur faiblesse, ou des femmes agressées alors qu’elles tentaient de protéger leurs enfants. Ces scènes piétinent ouvertement toutes les règles élémentaires du droit et de la dignité humaine.

Quelle génération grandira en voyant les forces armées de son pays arracher les piquets de sa tente de fortune et hurler des menaces à son visage ? Grâce au courage de ces jeunes qui ont filmé les exactions, la propagande officielle n’a plus pu cacher la réalité. Ces enregistrements ont démontré que la dignité des plus modestes reste le cadet des soucis du pouvoir. L’objectif était limpide : vider les lieux coûte que coûte et effacer les preuves visibles de l’échec des infrastructures et de la gestion publique, même au prix de l’humiliation collective.

Le recours à la force excessive et aux expulsions arbitraires contre des personnes déjà éprouvées par les éléments constitue une marque d’infamie durable. Le citoyen ordinaire, qui avait survécu à la fureur des eaux, s’est retrouvé confronté à la violence de ses propres compatriotes en uniforme, agissant sur ordre direct des plus hautes instances de l’État.

Ces événements ne relèvent pas de simples incidents isolés. Ils lancent un cri puissant à la conscience de tous les Algériens qui conservent encore un minimum d’humanité. Les inondations peuvent détruire des maisons, mais elles ne viendront jamais à bout de la détermination populaire à réclamer respect et dignité. Aux responsables de ces agressions contre les faibles, les femmes et les enfants, les caméras des citoyens libres restent vigilantes. La dénonciation de ces pratiques ne s’arrêtera pas tant que le système qui les autorise n’aura pas cédé face à la colère légitime du peuple.

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