Une trahison scandaleuse à Damas ! Nawaf Salam livre le Liban aux bourreaux syriens !
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’est précipité à Damas pour une visite officielle abjecte, rouvrant grand les portes à un régime syrien dirigé par Ahmad al-charaa. Au Palais du Peuple, le chef du gouvernement libanais a ravivé un débat explosif sur la souveraineté du Liban et ses relations avec la Syrie. Mais pour une partie de l’opinion libanaise, cette démarche réveille de vieux démons et ravive une mémoire encore brûlante
Politiquement, cette visite est perçue par ses opposants comme une normalisation brutale, voire précipitée, avec un régime syrien dont le passé continue de susciter de profondes controverses.
Difficile d’effacer l’histoire entre le Liban et la Syrie. De 1976 à 2005, la présence syrienne au Liban a profondément marqué la vie politique et sécuritaire du pays. Pour une large partie de la population libanaise, cette période reste associée à des ingérences politiques, des pressions sécuritaires et une influence directe sur les institutions. Le retrait syrien en 2005, après une forte mobilisation interne et internationale, avait été vécu comme un tournant majeur. Depuis, chaque rapprochement officiel avec Damas ravive des tensions anciennes et des fractures toujours sensibles.
Au centre des discussions figure la question de la frontière syro-libanaise, longue, poreuse et difficile à contrôler. Les autorités évoquent une meilleure coordination pour lutter contre les trafics d’armes, de drogue et les infiltrations. Mais sur le terrain, cette frontière reste un espace instable, traversé par des réseaux de contrebande et des dynamiques héritées de la guerre en Syrie. Pour les critiques, les promesses de « sécurisation » restent fragiles et difficiles à vérifier. Elles s’inscrivent dans un contexte régional encore instable, où les équilibres sécuritaires sont loin d’être consolidés. Dans ce cadre, le rôle du Hezbollah est régulièrement évoqué, tant son influence dans les équilibres internes et régionaux demeure centrale et profondément débattue.
Le Liban traverse une crise énergétique et économique sans précédent : pénuries d’électricité, effondrement financier et paralysie des services publics. Dans ce contexte, la recherche de solutions rapides pousse à explorer toutes les pistes régionales, y compris la Syrie, en raison de sa proximité géographique. Mais cette option est vivement contestée. Pour ses détracteurs, elle expose le Liban à une dépendance risquée envers un pays lui-même affaibli par plus d’une décennie de guerre, des infrastructures détruites et des sanctions internationales. Ils estiment que des alternatives plus stables existent dans la région. Mais au lieu de solutions dignes avec des partenaires fiables, on choisit la Syrie ruinée, porte ouverte aux sanctions et aux trafics.
C’est du suicide économique, un cadeau empoisonné ! Dans un Moyen-Orient en pleine recomposition, ce rapprochement avec Damas risque surtout d’accentuer l’isolement du Liban et de fragiliser davantage ses équilibres diplomatiques. À mesure que les alliances régionales se redessinent, le pays semble s’éloigner de certains partenaires traditionnels, notamment arabes sunnites et occidentaux, au profit d’un positionnement plus contesté.
Pour ses détracteurs, cette orientation pourrait renforcer l’image d’un Liban marginalisé sur la scène internationale, plutôt que de consolider son influence. Ils estiment que la stratégie adoptée risque d’inscrire le pays dans une dynamique régionale dominée par l’axe Téhéran–Damas–Hezbollah, au détriment d’une politique étrangère plus équilibrée et diversifiée.
