Libye : Washington accélère ses manœuvres pour unifier l’armée, Saddam Haftar au cœur des discussions avec Rubio

Libye : Washington accélère ses manœuvres pour unifier l’armée, Saddam Haftar au cœur des discussions avec Rubio

La crise libyenne était au centre des échanges à Washington entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio, Saddam Haftar, fils du maréchal Khalifa Haftar, et le conseiller présidentiel américain Massad Boulos. Les discussions ont porté sur l’unification des institutions militaires, politiques et économiques d’une Libye toujours divisée entre l’Est et l’Ouest.

La scène libyenne s’est invitée au cœur de la diplomatie américaine. Saddam Haftar, commandant adjoint des forces de l’Est libyen et fils du maréchal Khalifa Haftar, a rencontré lundi à Washington le secrétaire d’État américain Marco Rubio, en présence de Massad Boulos.

Selon les communications publiées par les forces de l’Est libyen et le département d’État américain, les discussions ont porté sur les moyens de sortir la Libye de son interminable fragmentation institutionnelle, notamment à travers une initiative américaine visant à rapprocher les deux camps rivaux et à reconstruire une architecture politique et sécuritaire unifiée.

Washington a indiqué que les échanges avaient concerné les efforts en cours pour réunifier les institutions militaires, économiques et politiques libyennes. Les États-Unis affirment vouloir soutenir un processus permettant l’émergence d’un gouvernement capable de conduire le pays vers des élections nationales.

Depuis plusieurs mois, des informations circulent autour d’un projet diplomatique américain destiné à mettre fin à la dualité du pouvoir en Libye. Massad Boulos avait récemment confirmé l’existence de cette initiative, sans dévoiler officiellement tous ses détails.

Selon plusieurs éléments rapportés, le plan envisagerait un rapprochement entre le gouvernement d’union nationale basé à Tripoli, dirigé par Abdul Hamid Dbeibah, et l’administration soutenue par la Chambre des représentants à l’Est, avec l’objectif de former une structure gouvernementale unique.

Une autre dimension du projet concernerait la création d’un nouveau Conseil présidentiel qui pourrait placer Saddam Haftar au centre du futur équilibre politique, une hypothèse qui alimente déjà les débats en Libye sur l’avenir du pouvoir et le poids grandissant de la famille Haftar.

La diplomatie autour de la Libye dépasse largement les frontières du pays. Quelques jours avant la rencontre de Washington, Massad Boulos avait participé au Caire à des discussions avec les ministres des Affaires étrangères égyptien, saoudien et turc sur l’unification des institutions libyennes.

L’objectif affiché est de créer les conditions permettant la tenue d’élections générales, reportées à plusieurs reprises en raison des rivalités politiques et sécuritaires.

Mais derrière les appels à l’unité se joue également une bataille d’influence : la Libye, riche en hydrocarbures et située au cœur de la Méditerranée, reste un enjeu stratégique majeur pour les puissances régionales et internationales.

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