Scoop : Avec le début du nouvel an, la guerre des assassinats s’intensifie entre les faucons du pouvoir en Algérie
Dans notre pays, les coulisses du pouvoir sont passées d’une arène de gestion des politiques publiques à un champ de bataille ouvert pour le règlement de comptes, où le conflit latent entre l’institution présidentielle et les généraux du ministère de la Défense est sorti des salles de réunion fermées pour se transporter dans les rues et les bureaux officiels, à travers une série d’assassinats mystérieux qui ont ébranlé les fondations du régime au cours des dernières semaines de l’année 2025.
La crise a commencé à émerger au grand jour lorsque le président Tebboune a décidé d’opérer des changements structurels visant à réduire les pouvoirs de la vieille garde au sein de l’armée et à nommer des commandements jeunes directement loyaux envers lui. Cette démarche s’est heurtée au roc du général Saïd Chengriha, l’homme fort du ministère de la Défense nationale, qui considère ces initiatives comme une tentative de démanteler la doctrine de l’institution et de la transformer en un simple outil de protection du président plutôt que des généraux.
Selon des sources bien informées, le différend ne se limite pas au domaine politique : il s’agit d’une lutte pour la légitimité de la décision souveraine, les sources de financement et les contrats militaires qui, pendant de longues années, ont été placés sous le contrôle exclusif du général Chengriha et de ses hommes.
Ce qui sème la terreur dans les milieux politiques, c’est cette transition dramatique de la guerre froide vers des éliminations physiques. Au cours du mois dernier, les incidents suivants ont été enregistrés :
– L’assassinat d’un général de brigade des services de renseignement militaire, bras droit du général Chengriha, dans une fuite de gaz survenue dans l’un de ses appartements privés à Ben Aknoun.
– La découverte, par la suite, de trois hauts conseillers du palais présidentiel assassinés dans des circonstances mystérieuses, dont l’un a été retrouvé mort à son domicile.
Les rapports confirment que ces opérations ne portent pas la marque de groupes extérieurs, mais constituent des règlements de comptes internes visant à paralyser l’adversaire en frappant les cerveaux qui l’entourent.
Pendant que le palais et le ministère de la Défense nationale s’absorbent dans ces règlements de comptes, les institutions de l’État sombrent dans une paralysie totale. Les hauts fonctionnaires redoutent de se rendre dans leurs bureaux et certaines missions diplomatiques ont déjà commencé à réduire leurs effectifs par crainte d’une explosion complète de la situation.
Nous ne sommes pas face à un conflit pour la démocratie ou les réformes, mais à une lutte pour la survie. Lorsque les appareils de sécurité commencent à se dévorer entre eux, l’État dans son ensemble se retrouve au bord du gouffre, sur la voie d’un effondrement à la vénézuélienne.
